Fils de Claude FÉNÉON et de Catherine BUFNOIR ; né à Charolles (Saone et Loire).
Ancien élève de l'Ecole polytechnique (promotion 1821, entré classé 1 [major], sorti major sur 64 élèves) et de l'Ecole des mines. Corps des mines. Il était boursier de l'Intérieur depuis novembre 1821 jusqu'à sa sortie de Polytechnique.
Mentionné dans le livre matricule de Polytechnique comme : "Cheveux chatain brun ; front couvert ; nez gros ; yeux gris ; bouche moyenne ; menton rond ; visage plein ; taille 175 ; petite cicatrice au-sessous de l'oeil gauche".
FÉNÉON a passé l'essentiel de sa carrière dans le professorat de l'École des mineurs de Saint-Etienne, où il est resté de 1827 à 1850.
Extrait de "Les ingénieurs des mines du XIXeme siècle", d'André Thépot :
Fénéon a participé à partir de 1827 à la "grande triangulation" géologique de la France, avec Elie de Beaumont, Dufrénoy et de Billy.
Dans ces travaux qui ont conduit à la notoriété d'Elie de Beaumont et de Dufrénoy, Fénéon assistait particulièrement Elie de Beaumont. Ce dernier a ecrit que Fénéon partageait avec lui l'idée que les montagnes étaient créées soit par des cratères de soulèvement, soit par contraction de l'écorce terrestre à la suite du "refroidissement séculaire".
En 1833, il fut nommé avec Clapeyron membre d'une commission chargée de faire des expérimentations sur les Chemins de Fer.
La mise en disponibilité utilisée comme une sanction avait été utilisée vers 1850 contre Fénéon qui, au grand scandale de ses supérieurs, avait épousé sa maîtresse et légitimé les enfants de celle-ci. Cette sanction avait provoqué en sa faveur une pétition de ses anciens élèves de l'Ecole de Saint-Etienne et une autre du Conseil Municipal de la ville. (Arrêté de mise en disponibilité du 14/11/1850).
Finalement, Fénéon fut réintégré dans le Corps des mines et fut même nommé chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 14 août 1852 ! Mais il ne put pas rester à Saint-Etienne.
On retrouve en 1853 Fénéon, devenu ingénieur en chef de 1re classe, chargé d'inspecter les chemins de fer à Avignon.
Il fut admis à la retraite par décret du 16/5/1863.