Né le 27 octobre 1919. Décédé en octobre 2009. Fils de René Granier de Lilliac, ingénieur, et de son épouse née Marie-Ange Le Guennan. Marié en 1947 avec Paule de Rodellec du Porzic. 1 enfant.
Ancien élève de l'Ecole polytechnique (promotion 1942 Sp, sorti classé major), et de l'Ecole des mines de Paris (sorti classé 7/7 ; voir le bulletin de notes de Granier de Lilliac à l'Ecole des mines). Il suit les cours de l'Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs en même temps que ceux de l'Ecole des mines, obtenant les deux diplômes en 1948. Corps des mines.
Jusqu'en 1954, il occupe différents emplois d'Ingénieur puis d'ingénieur en chef des mines en activité. Il est affecté en 1948 à la Direction des carburants du ministère de l'industrie, à Paris.
Mis en disponibilité en 1954, il poursuit le reste de sa carrière à la Compagnie française des pétroles. Il s'occupe du Moyen-Orient jusqu'en 1966, devenant secrétaire général de la société en 1960, directeur en 1963, administrateur en 1968, vice-président en 1968 et directeur général adjoint en 1971. Il s'occupe aussi de la Compagnie française de raffinage, d'abord comme administrateur (mai 1966), puis comme PDG (septembre 1966-1972), puis comme vice-président à partir de 1972. En juin 1971, il devient PDG de Total CFP lors du départ à la retraite de Victor de Metz..
PDG de Total CFP de 1971 à 1984. François Mitterrand désigne François-Xavier Ortoli pour lui succéder en 1984.
René Granier de Lilliac était un visionnaire. Il prédisait avec une grande précision l'avenir du pétrole et définissait avec beaucoup de finesse la stratégie à suivre. Il écrivait bien mais il communiquait peu. Il choisissait généralement bien ses collaborateurs, et leur faisait totalement confiance, notamment à Louis Deny qu'il choisit comme bras droit parce qu'ayant des qualités d'expression et de relations humaines complémentaires aux siennes. A son actif on peut constater que TOTAL-CFP s'est bien développé pendant sa présidence. Par contre, le manque de notoriété de la société, peu médiatisée, a eu des conséquences fâcheuses. Ainsi, un projet de fusion entre TOTAL et PetroFINA a avorté parce que les directions s'étaient mises d'accord sur un rapport entre les valorisations des deux sociétés de l'ordre de 3/1 à 4/1, mais la valorisation boursière de l'époque était de l'ordre de 1/1, donc très défavorable à PetroFINA. Il fallut attendre la présidence de Thierry Desmarets pour remettre cette fusion à l'ordre du jour, sur une base voisine à celle qui était déja envisagée près de 20 ans plus tôt.
Il passait l'essentiel de ses dernières années à Carantec (Finistère), où son épouse avait des liens familiaux.
Officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'Ordre national du mérite.