Marcel René MACAUX (1907-1966)

Ancien élève de l'Ecole polytechnique (promotion 1926), inspecteur des finances.
Fils de Henri Léon MACAUX (1878-1965 ; X 1898 corps des mines), industriel, qui avait épousé Janine LEFEUR. Marié en secondes noces avec Mme Marthe PORTE veuve de Marc ISABELLE.
Enfants : Monique, Marie-Thérèse, Michel.


D'après Henri Malcor : Un héritier des maîtres de forge, par Philippe Mioche et Jacques Roux, Editions du CNRS, 1988, Paris

C'est l'associé de Henri Malcor dans CAFL. Inspecteur des finances, il exerce des activités de fonctionnaire de 1933 à 1938. A cette date, il entre aux Aciéries de Firminy comme futur successeur de Marcel Dumuis, qui restera président de 1910 à 1952 (un record de longétivité dans la sidérurgie française ! ). Sa progression dans l'entreprise est régulière : 1939, secrétaire général ; 1942, directeur adjoint ; 1944, directeur général ; 1953, président à la suite de Marcel Dumuis. Lors de sa nomination au conseil d'administration de la Société Générale en 1955, il est crédité par Georges Villiers, Jacques Ferry et Albert Denis d'une gestion très efficace qui a fait de Firminy "une des entreprises le mieux gérées et les plus prospères de la Loire".

Lors de l'absence de succession effective chez Jacob Holtzer, il prend l'initiative de proposer la création de CAFL en 1953 et en devient le directeur général. Quand il intègre les usines des Dunes et de Saint-Chély dans CAFL, il devient président de cette dernière (prenant ainsi la succession de Malcor en 1960) et vice-président de Marine, postes qu'il occupera jusqu'à sa mort, survenue à 59 ans, en janvier 1966. C'est lui qui conduit la fermeture de l'usine du Boucau prévue dès 1946 par suite de l'épuisement des gisements anglais, allemands et espagnols, officiellement annoncée en 1961 et achevée en 1965.

Il participe plus que Henri Malcor aux activités de la profession : il est président de la Société de caution mutuelle instituée en 1946 pour gérer certains prêts publics, administrateur du GIS dès sa constitution en 1947, trésorier de la Chambre syndicale. Il participe activement aux discussions entre la Chambre syndicale et le gouvernement, lors du Plan Schuman, avec Alexis Aron, Jules Aubrun et Pierre Ricard.

Adhérent du Réarmement moral (dont le siège était à Caux), il y alimente ses conceptions personnelles de la politique sociale. Cette association, où des patrons chrétiens jouent un rôle important, prône la "nécessaire disparition de la lutte des classes". Ses conceptions chrétiennes l'ont amené à prendre en 1954 l'engagement de ne licencier personne pendant 5 ans.

Officier de la L.H.