Jean-Felix PIOT (1817-1858)

Polytechnique (promotion 1836, sorti classé major de 113 élèves), Ecole des Mines de Paris. Corps des mines

Fils de Jean Pierre François PIOT et de Adélaïde Jeanne BRIDANNE.


Publié dans Notice historique sur l'Ecole des Mines de Paris, L. Aguillon :

Piot, né le 21 novembre 1817, était arrivé [comme professeur] à l'Ecole des mines, précédé d'une très grande réputation de métallurgiste praticien, qu'il s'était acquise par ses travaux dans l'industrie privée, notamment dans les établissements de Wendel.

Le Play ayant résigné ses fonctions de professeur de métallurgie, Piot fut désigné pour le remplacer à ce titre au début de l'année scolaire 1856-1857. Piot, dont la santé était déjà fortement ébranlée, ne passa pour ainsi dire que nominalement à l'Ecole; il succombait le 17 juin 1858, ayant été suppléé dans l'enseignement qu'il n'avait pu donner par Rivot qui avait volontairement assumé, par camaraderie, la lourde tâche, dont il s'était brillamment acquitté, de professer simultanément la docimasie et la métallurgie. Piot fut régulièrement, remplacé au début de l'année scolaire 1858-1859 par Gruner.


Publié dans Les Ingénieurs des Mines du XIXeme siècle, André Thépot

En 1841, alors qu'il n'était qu'élève ingénieur, Piot remplaçait l'ingénieur Juncker comme directeur de la Compagnie des mines de Poullaouen. Il devait y mettre en oeuvre un procédé belge de traitement de la blende. Mais le projet ayant été abandonné par suite de la baisse du prix du zinc, Piot réintégra le Corps.

En 1845, les propriétaires des concessions de Saint-Marie aux Mines et de la Croix aux Mines demandèrent à Piot, ingénieur ordinaire à Metz, son avis pour une reprise éventuelle de ces exploitations. Le même Piot effectuera l'année suivante une expertise pour le compte de Mme de Wendel : il s'agissait de vérifier le montant des redevances dues par la Société. Cette vérification semble avoir donné satisfaction puisque Piot entra, peu après, au service de la famille de Wendel. Il dirigea la construction de l'usine de Stiring destiné à la fabrication des rails de la ligne Paris-Strasbourg avant de s'occuper des houillères rhénanes appartenant à la société à Stolberg.

Juncker, inspecteur général, écrivait le 31 août 1852 en faveur de la nomination de Piot à la 1ère classe du grade d'ingénieur ordinaire : " ... je crois que les travaux de M. Piot bien qu'exécutés dans des intérêts privés constituent cependant des services réels rendus à l'art des mines et n'en font pas moins honneur au Corps des ingénieurs français. Ils sont donc de nature à être récompensés".