La série Gérer & Comprendre privilégie une approche humaine de l'organisation des entreprises, grâce à des analyses qui ne fondent pas sur les seuls outils de gestion, mais empruntent aussi à la sociologie des moyens de compréhension indispensables aux responsables d'entreprises. Son fonctionnement est celui d’une revue académique à comité de lecture. Elle a été retenue par l'AERES dans son classement des revues en économie et gestion, ainsi que dans celui des revues en sociologie.

 

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N° 106 - Décembre 2011

la coopérative est-elle un modèle d’avenir pour le capitalisme ? Retour sur le cas de Mondragón

Par Philippe DURANCE
Professeur associé au Conservatoire national des Arts et Métiers
(CNAM) Paris, chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action (LIRSA)

 

Les coopératives ont aujourd’hui le vent en poupe. Elles représentent pour beaucoup une alternative crédible, d’une apparence plus humaine, au modèle d’entreprise capitaliste actuel. Pourtant, les coopératives font l’objet de la part de leurs détracteurs de reproches tenant à leur incapacité de disposer des qualités qui font la force d’une entreprise traditionnelle dans un environnement mondialisé.
Des critiques anciennes élaborées à partir de l’étude d’un cas devenu mythique : le groupe basque espagnol Mondragón. Or, si le modèle capitaliste classique a évolué, celui de la coopérative en a fait de même.
Cet article reprend les principales analyses et montre que cette coopérativea su s’adapter et se développer au-delà de nombreuses espérances. Cependant, le rachat d’un groupe industriel européen en 2005 a dessiné une nouvelle ligne de fracture entre deux mondes bien distincts : celui des sociétaires propriétaires du groupe et celui des autres salariés. Et si les dirigeants de Mondragón insistent pour que la coopérative ne soit pas considérée comme une alternative au système capitaliste, c’est bien parce qu’elle s’inscrit pleinement dans la même vision du monde que celui-ci.

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N° 106 - December 2011

Are cooperatives a model for capitalism? A review of the mondragón case

Philippe DURANCE
Professeur associé au Conservatoire national des Arts et Métiers
(CNAM) Paris, chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action (LIRSA)

 

Cooperatives often represent a credible (and seemingly more human) alternative to the present-day capitalistic system. Nonetheless, they have been criticized for not being capable of acquiring the qualities that reinforce traditional firms in a globalized environment. Such criticisms date back to a study of a now mythical case, the Spanish Basque group Mondragón. The classical capitalistic model has evolved, as has that of cooperatives. As this review of the major relevant studies shows, this cooperative has proven capable of adapting and developing beyond the expectations of many observers. However the purchase of a European industrial group in 2005 opened a new fault line between two quite distinct spheres: shareholding cooperative members and other wage-earners. Top executives in Mondragón insist that the cooperative should not be seen as an alternative to the capitalist system, since it is a full part in a single vision of the world.

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N° 106 - Dezember 2011

IST DIE GENOSSENSCHAFT EIN ZUKUNFTSMODELL  FÜR DEN KAPITALISMUS ? DER FALL MONDRAGON AUS DER RÜCKSCHAU

Philippe DURANCE
Professeur associé au Conservatoire national des Arts et Métiers
(CNAM) Paris, chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action (LIRSA)

 

Die Genossenschaften genießen heute ein hohes Ansehen. Viele sehen in ihnen eine glaubhafte Alternative, die im Vergleich zum aktuellen kapitalistischen Unter- nehmen ein menschlicheres Antlitz hat. Doch ihre Kritiker werfen ihnen vor, nicht über die Qualitäten zu verfügen, die die Stärke eines traditionellen Unternehmens in einem globalisierten Umfeld ausma- chen. Es sind alte Vorwürfe, die einen Fall betreffen, der mythisch geworden ist : die baskisch-spanische Gruppe Mondragón. Doch wenn das klassische kapitalistische Modell sich weiterentwickelt hat, so lässt sich dies auch von demjenigen der Genossenschaft   sagen.   Dieser   Artikel

befasst sich mit den wichtigsten Analysen und zeigt, dass diese Genossenschaft in der Lage war, sich anzupassen und sich so zu entwickeln, dass sie zahlreiche Hoffnungen noch übertraf. Doch der Rückkauf einer europäischen   Industriegruppe   im   Jahr 2005 hat eine neue Verwerfungslinie zwi- schen zwei sehr unterschiedlichen Welten hervortreten     lassen :     diejenige     der Teilhaber der Gruppe und diejenige der anderen Angestellten. Und wenn die Manager  von  Mondragón  betonen,  dass die Genossenschaft nicht als Alternative zum kapitalistischen System betrachtet werden  sollte,  so  liegt  der  Grund  darin, dass  sie  dieser Vision  der Welt  voll  und ganz entspricht.

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N° 106 - diciembre 2011

¿Es el cooperativismo un modelo de futuro
para el capitalismo? Análisis del caso de Mondragón

Philippe DURANCE
Professeur associé au Conservatoire national des Arts et Métiers
(CNAM) Paris, chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l’action (LIRSA)

 

Actualmente las cooperativas están en auge. Para muchos representan una alter nativa creíble, con una apariencia más humana, al modelo de empresa capitalista actual. Sin embargo, los detractores de las cooperativas les reprochan su incapacidad para desarrollar las cualidades que hacen la fuerza de una empresa tradicional en un mundo globalizado.
Estas críticas son antiguas y nacen con el estudio de un caso que se ha convertido en una leyenda: la corporación Mondragón. Ahora bien, si el modelo capitalista tradi cional ha evolucionado, el modelo de las cooperativas también lo ha hecho. Este artículo resume los principales análisis y demuestra que esta cooperativa fue capaz de adaptarse y crecer más allá de las expec tativas de muchos. Sin embargo, su compra por parte de un grupo industrial europeo en 2005 marcó una nueva línea divisoria entre dos mundos distintos: el de los miembros propietarios del grupo y el de los otros empleados. Si los directores de Mondragón insisten en que la cooperativa no se debe considerar como una alternativa al sistema capitalista, es porque ella com parte plenamente la misma visión del mundo que el sistema.

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