La série Gérer & Comprendre privilégie une approche humaine de l'organisation des entreprises, grâce à des analyses qui ne fondent pas sur les seuls outils de gestion, mais empruntent aussi à la sociologie des moyens de compréhension indispensables aux responsables d'entreprises. Son fonctionnement est celui d’une revue académique à comité de lecture. Elle a été retenue par l'AERES dans son classement des revues en économie et gestion, ainsi que dans celui des revues en sociologie.

 

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N° 113 - Septembre 2013

Fraude et intérêt social : la problématique de l’abus de biens sociaux

Par Brigitte PEREIRA
Professeur de Droit et de Responsabilité Sociale des Entreprises – EM Normandie, Laboratoire Métis – Chercheur associé – NIMEC, IAE de Caen Basse-Normandie

 

Parmi les fraudes commises par les dirigeants au sein des entreprises figure une particularité du système répressif français, l’abus de biens sociaux. Cette infraction, qui constitue un abus de confiance spécifique aux sociétés commerciales, vise à protéger l’intérêt social. Or, l’intérêt social n’a pas été défini par la loi. S’agit-il de l’intérêt des actionnaires de la société, de l’intérêt de la société commerciale en général ou de celui de l’entreprise qui en est la victime ? En droit, l’intérêt social est confondu avec celui de la société commerciale qui est dotée de la personnalité morale. Cette vision met en évidence le fait que les intérêts à protéger dépassent ceux des actionnaires, ce qui rejoint certaines analyses et critiques récentes de la théorie de l’agence. Toutefois, la prise en compte de l’intérêt social en matière d’abus de biens sociaux est susceptible de dépasser le concept même de la personne morale, pour prendre en considération l’intérêt de l’entreprise, et de ses parties prenantes.

 

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N° 113 - September 2013

Fraud and the general interest: the problems of misappropriation

Brigitte PEREIRA
Professeur de Droit et de Responsabilité Sociale des Entreprises – EM Normandie, Laboratoire Métis – Chercheur associé – NIMEC, IAE de Caen Basse-Normandie

 

Among the acts of fraud committed by corporate executives is the misappropriation of funds (abus de biens sociaux). This violation, contained in a specific provision in French law, seeks to protect the firm’s general interest (intérêt social). However the latter is not defined by the law. Is it the interests of shareholders, of the firm in general or of the firm against which the act of fraud has been committed? The law conflates it with the interest of the business as a legal entity. Accordingly, the interests to be protected reach beyond shareholders – in line with recent analyses and critiques of the agency theory. Taking the general interest into account in cases of misappropriation can also extend beyond the concept of a juristic person to cover the interests of the firm and its stakeholders.

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N° 113 - September 2013

BETRUG UND GESELLSCHAFTSINTERESSE : DIE PROBLEMATIK DER VERUNTREUUNG VON GESELLSCHAFTSVERMÖGEN

Brigitte PEREIRA
Professeur de Droit et de Responsabilité Sociale des Entreprises – EM Normandie, Laboratoire Métis – Chercheur associé – NIMEC, IAE de Caen Basse-Normandie

 

Unter den betrügerischen Handlungen von Unternehmensmanagern gibt es eine Besonderheit des französischen Strafgesetzbuches : die Veruntreuung von Gesellschaftsvermögen. Dieser Straftatbestand, der einen für Handelsgesellschaften spezifischen Vertrauensmissbrauch darstellt, zielt darauf ab, das Gesellschaftsinteresse zu schützen. Nun wurde das Gesellschaftsinteresse nicht gesetzlich definiert. Handelt es sich um das Interesse der Aktionäre der Gesellschaft, um das Interesse der Handelsgesellschaft im Allgemeinen oder um dasjenige des Unternehmens, das geschädigt wurde. In rechtlicher Beziehung ist das Gesellschaftsinteresse deckungsgleich mit dem Interesse der Handelsgesellschaft, die als juristische Person gilt. Dieser Gedanke stellt die Tatsache heraus, dass die zu schützenden Interessen über die der Aktionäre hinausgehen, was den neueren Analysen und Kritiken der Agenturtheorie entspricht. Doch die Berücksichtigung des Gesellschaftsinteresses für den Fall der Veruntreuung  von Gesellschaftsvermögen kann über das Konzept der juristischen Person hinausgehen, um auf das Interesse des Unternehmens und seiner Abnehmer Rücksicht zu nehmen.

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N° 113 - Septiembre 2013

Fraude e interés social, el problema del uso indebido de bienes sociales

Brigitte PEREIRA
Professeur de Droit et de Responsabilité Sociale des Entreprises – EM Normandie, Laboratoire Métis – Chercheur associé – NIMEC, IAE de Caen Basse-Normandie

 

Entre los fraudes cometidos por los dirigentes de las empresas existe uno particular al sistema jurídico francés, el uso indebido de bienes sociales. Esta infracción, que constituye un abuso de confianza específico a las empresas comerciales, tiene como objetivo proteger el interés social. Sin embargo, la ley no ha definido el interés social. ¿Se trata del interés de los accionistas de la sociedad, del interés de la sociedad comercial en general o del de la empresa víctima? En derecho, el interés social se confunde con el de la sociedad comercial dotada de personalidad jurídica. Esta visión pone de relieve el hecho de que los intereses que se protegen van más allá de los de los accionistas, lo que corresponde a ciertos análisis y recientes críticas de la teoría de la agencia. Sin embargo, la toma en cuenta del interés social en materias de uso indebido de bienes sociales puede superar el concepto mismo de la persona jurídica para incluir el interés de la empresa y de sus diferentes actores.

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