La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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N° 57 - Janvier 2010 - Faire face à l'incertitude

Œuvrer dans l'incertitude

Pierre-Michel Menger
Directeur d’études EHESS – Directeur de recherche CNRS – Centre de sociologie du travail et des arts

 

Le travail est généralement traité comme une grandeur négative en analyse économique classique, où il reçoit la qualité restrictive de désutilité (d’utilité négative), c’est-à-dire de dépense d'énergie individuelle en échange d'un salaire et de biens de consommation auxquels ce salaire donne accès. Ce sont le loisir et les biens de consommation qui sont sources de satisfaction et de bien-être individuel, le travail apparaissant alors comme une consommation négative. Il existe une vision strictement opposée, qui fait du travail une valeur typiquement positive, parce qu’il engage les ressources de créativité et d’expression de soi. Cette valeur positive du travail est célébrée par toute une tradition d’analyse qui insiste sur la réalité extra-économique de l'activité authentiquement inventive, et qui en fait la forme idéalement désirable du travail.

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N° 57 - January 2010 - Coping with uncertainty

Working in uncertainty

Pierre-Michel Menger

 

In classical economics, work is normally calculated as a negative value and restrictively qualified as a disutility (or negative utility), i.e., the sacrifice of a person’s energy in exchange for wages and the consumer goods affordable thanks to wages. Leisure and consumer goods are the sources of individual satisfaction and well-being, whereas work is a form of negative consumption. A diametrically opposite view exists that sees work as a typically positive value involving the person’s creativity and self-expression. The positive value of work is celebrated by a current of thought that insists on the extra-economic reality of authentically inventive activities. This is the ideally desirable form of work.

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N° 57 - Januar 2010 - Die Konfrontation mit der Unsicherheit

Arbeit und Unsicherheit

Pierre-Michel Menger

 

In der klassischen Wirtschaftsanalyse wird die Arbeit im Allgemeinen wie eine negative Größe behandelt, der die restriktive Qualität der negativen Nützlichkeit zukommt, d.h. der individuellen Energieaufwendung als Gegenleistung für ein Gehalt und für Verbrauchsgüter, zu denen dieses Gehalt Zugang gewährt. Es sind die Freizeit- und Verbrauchsgüter, die die Quellen der Zufriedenheit und des individuellen Wohlstands sind, während die Arbeit als negativer Verbrauch anzusehen wäre. Es gibt jedoch eine genau entgegengesetzte Anschauungsweise, die in der Arbeit einen typisch positiven Wert sieht, weil sie Kreativitäts- und Ausdruckspotentiale freisetzt. Dieser positive Wert der Arbeit wird von einer ganzen Analysetradition gewürdigt, in der die außerökonomische Realität der wirklich erfinderischen Tätigkeit betont wird und in der diese als ideale und wünschenswerte Form der Arbeit definiert wird.

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N° 57 - Enero 2010 - De cara a la incertidumbre

Cómo actuar frente a la incertidumbre

Pierre-Michel Menger

 

Por regla general el trabajo es tratado como un valor negativo en el análisis económico clásico. En éste se le atribuye la calidad restrictiva de utilidad negativa; es decir, de gasto de energía individual a cambio de un salario y de bienes de consumo a los cuales este salario da acceso. Al considerar el tiempo libre y los bienes de consumo como fuentes de satisfacción y bienestar individual, el trabajo aparece como un consumo negativo. Por otra parte, existe también una visión estrictamente opuesta que considera el trabajo como un valor positivo, que emplea los recursos de creatividad y de expresión de cada quien. Este valor positivo del trabajo es empleado por toda una tradición de análisis que insiste en la realidad extra-económica de la actividad auténticamente inventiva y que hace de ésta la forma idealmente deseable del trabajo.

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