La série Réalités Industrielles publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets importants pour le développement industriel et économique. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif. Voir la gouvernance de la série

 
 
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Août 2008 - La France et les mines d'outremer dans les trente glorieuses

 

 

 


Editorial par François Valérian,

Rédacteur en chef des Annales des Mines

 

L’évolution des mines françaises d’outremer, depuis l’après-guerre jusqu’à la fin des années 70, peut sembler paradoxale à plus d’un titre. Il s’agit en grande partie d’une aventure africaine, et cela seul permet de dégager une première contradiction. L’industrie minière française était en expansion quand l’autorité politique de la France était en repli, du fait du processus de décolonisation. La situation du nickel calédonien n’était pas exactement la même, mais des enjeux proches de la décolonisation ont influencé le développement de la Société Le Nickel. En fait, l’enjeu principal pour la France était de conserver une position économique importante, un accès aux ressources et aux profits de la mine, en se cherchant d’autres appuis que le simple fait colonial.

La volonté politique et le talent des ingénieurs, leur passion même, dont le présent dossier témoigne, ont permis à la France d’obtenir dans ce domaine des résultats non négligeables. Nous avons choisi de nous borner à cette période d’expansion, dite des « Trente Glorieuses », dénomination qui a du sens pour l’industrie minière car à la fin des années 70, de nouveaux enjeux de mondialisation apparaissent, et il n’est pas sûr que la France y ait fait face comme à la décolonisation.

Tel est sans doute le second paradoxe de cette aventure. La France disposait dans les années 70 d’entreprises audacieuses et d’ingénieurs de grand talent. Aujourd’hui, en-dehors de l’uranium et du nickel, on ne peut dire que la France possède des entreprises de tout premier plan. Qu’ont de français les géants miniers mondiaux, BHP Billiton, Rio Tinto ? Or, ces entreprises immenses, qu’ont-elles de particulier ? Elles résultent de la rencontre entre des gisements considérables, australiens, sud-africains, américains, et des places financières très puissantes, Londres, New-York. La volonté politique et les connaissances scientifiques et techniques ne font malheureusement pas tout, surtout quand on veut développer des groupes dans un domaine aussi capitalistique que la mine. Si Paris avait été dans les années 70 ou au début des années 80 une grande place financière, la belle histoire des mines françaises se serait peut-être poursuivie différemment.

 

 

 

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