La série Réalités Industrielles publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets importants pour le développement industriel et économique. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif. Voir la gouvernance de la série

 
 
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Mai 2011 - De nouveaux champs pour la performance des entreprises

La responsabilité sociale des entreprises au japon de l'époque d'edo a la norme iso 26000 et à l'accident nucléaire de Fukushima

par Etienne ROLLAND-PIÈGUE
Conseiller économique et financier à l'Ambassade de France au Japon

 

Derrière une adhésion en apparence universelle au concept de Responsabilité sociale des entreprises (RSE) se cachent des différences d’approche enracinées dans des traditions de pensée distinctes. Les valeurs japonaises de l’entreprise, qui remontent aux marchands de l’époque d’Edo et aux pionniers du capitalisme japonais de l’ère Meiji, ont toujours mis l’accent sur la diversité de ceux que l’on appelle aujourd’hui les « parties prenantes », c’est-àdire de toutes les parties qui, au-delà des actionnaires, contribuent à la prospérité de l’entreprise et doivent en partager les fruits.

 

Importée d’Europe à partir de 2003, la RSE a fait l’objet d’une institutionnalisation rapide par des firmes japonaises soucieuses de se conformer aux standards mondiaux. La RSE à la japonaise évoque peu les questions sociales (qui relèvent des valeurs japonaises traditionnelles) ; elle privilégie les questions environnementales, la protection du consommateur... Les ONG sont peu présentes au Japon et l’Etat se refuse à jouer unquelconque rôle directif, mais sa politique d’accompagnement est favorable à la RSE et devrait, par exemple, contribuer à la diffusion de la nouvelle norme ISO 26 000.

 

Depuis mars 2011, une nouvelle phase s’est ouverte, lourde d’incertitudes : le tremblement de terre le plus dévastateur de l’après-guerre et la situation de crise à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devraient fondamentalement remettre en question les attentes des Japonais vis-à-vis de leurs entreprises et des Pouvoirs publics.

 

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May 2011 - New fields for performance in firms

Corporate social responsibility in Japan from the Edo period to the Fukushima nuclear accident

Etienne ROLLAND-PIÈGUE
Conseiller économique et financier à l'Ambassade de France au Japon

 

Behind an apparently universal adherence to corporate social responsibility, differences in approaches are lurking with roots in distinct traditions of thought. Japanese business values date back to merchants during the Edo period and to the pioneers of Japanese capitalism during the Meiji period. They have always emphasized the diversity of all the parties — and not just shareholders — who contribute to a company’s prosperity and should share in the benefits. Imported from Europe in 2003, corporate social responsibility was quickly institutionalized by Japanese firms that want to comply with international standards. This concept, Japanese-style, barely touches on social questions, which are referred to traditional values; but focuses instead on environmental issues and consumer protection. NGOs are not very active in Japan, and the state refuses to take a leading role even though its probusiness policy supports corporate social responsibility and should help, for example, diffuse the new standard, ISO 26000. Since March 2011, a new phase, laden with uncertainty, has started. The most devastating earthquake since WW II and the crisis at the Fukushima Daiichi nuclear power station should lead the Japanese to raise fundamental questions about what they expect from firms and public authorities.

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Mai 2011 - Neue Themenfelder für die Leistungsfähigkeit der Unternehmen

Die unternehmerische Gesellschaftsverantwortung in Japan, von der Edo-Epoche zum Atomunfall von Fukushima

Etienne ROLLAND-PIÈGUE
Conseiller économique et financier à l'Ambassade de France au Japon

 

Hinter der anscheinend universellen Zustimmung zum Konzept der unternehmerischen Gesellschaftsverantwortung verbergen sich methodische Unterschiede, die in unterschiedlichen Denktraditionen verwurzelt sind.

 

Die Werte der japanischen Unternehmenskultur, die auf die Händler der Edo-Zeit und auf die Pioniere des japanischen Kapitalismus der Meiji-Ära zurückgehen, haben immer mit Nachdruck die Verschiedenheit derjenigen hervorgehoben, die man heute die „Abnehmer“ nennt, d.h. alle Partner, die über die Aktionäre hinaus zum Erfolg des Unternehmens beitragen und am Ertrag teilhaben.

 

Die unternehmerische Gesellschaftsverantwortung wurde von 2003 an aus Europa eingeführt und wurde von den japanischen Firmen, die sich den weltweiten Standards in Japan nicht sehr zahlreich vertreten und der Staat weigert sich, irgendwie geartete Richtlinien festzulegen, aber seine Wirtschaftspolitik unterstützt die Konzeption der unternehmerischen Gesellschaftsverantwortung und müsste beispielsweise zur Verbreitung der neuen ISO-Norm 26 000 beitragen.

 

Seit März 2011 ist eine neue Phase eingetreten, auf der bedrückende Unsicherheiten lasten : das verheerendste Erdbeben der Nachkriegszeit und die kritische Situation des Atomkraftwerks von Fukushima Daiichi müssten zu einer fundamentalen Infragestellung der Erwartungen führen, die die Japaner in ihre Unternehmen und staatlichen Behörden setzen.

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Mayo 2011 - Nuevos líderes del rendimiento empresarial, aspectos sociales y ambientales

La responsabilidad social empresarial en Japón, del período Edo al accidente nuclear de Fukushima

Etienne ROLLAND-PIÈGUE
Conseiller économique et financier à l'Ambassade de France au Japon

 

Detrás de una aparente adhesión universal al concepto de Responsabilidad Social Empresarial (RSE) se ocultan diferencias de enfoque arraigadas en tradiciones de pensamiento distintas.

 

Los valores empresariales japoneses, que remontan a los comerciantes del período Edo y los pioneros del capitalismo japonés de la era Meiji, han puesto de relieve la diversidad de los que ahora llamamos «partes interesadas»; es decir, todos los actores que, sin contar los accionistas, contribuyen a la prosperidad de la empresa y deberían compartir sus frutos.

 

La RSE (importada de Europa a partir de 2003) ha sido objeto de una rápida institucionalización por parte de las empresas japonesas que buscan cumplir con las normas mundiales. La RSE a la japonesa trata muy poco los asuntos sociales (que provienen de los valores tradicionales japoneses) centrándose en las cuestiones del medio ambiente, protección de los consumidores, etc. La presencia de las ONG en Japón es muy rara y el Estado se niega a desempeñar un papel directivo, pero sus políticas de seguimiento apoyan la RSE y pueden contribuir a la difusión de la nueva norma ISO 26 000.

 

En marzo de 2011, una nueva etapa, llena de incertidumbre ha empezado: el terremoto más devastador de la post-guerra y la crisis de la central nuclear de Fukushima Daiichi cuestionarán las expectativas de los japoneses respecto a sus empresas y gobierno.

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