La série Réalités Industrielles publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets importants pour le développement industriel et économique. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif. Voir la gouvernance de la série

 
 
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Mai 2016 - Former pour l'inconnu

Science vs humanités : changer  de modèle et de perception

Par Alexandre MOATTI *
Ingénieur en chef des Mines, chercheur associé à l’Université Paris-Diderot

 

La place centrale de la sélection par la science, épine dorsale de notre enseignement depuis Jules Ferry, est un schéma à reconsidérer, notamment dans le milieu des élites issues des grandes écoles qu’il a formées : à l’heure où près de 80 % d’une classe d’âge obtient le baccalauréat, le sujet n’est plus celui de la sélection – en particulier par la science –, qui laisse beaucoup trop d’élèves au bord de la route. Le sujet, aujourd’hui bien connu, est la constitution d’un socle de connaissances communes. Les humanités (notamment l’histoire et la culture générale), qui souffrent d’une grave carence dans le secondaire et le supérieur, doivent constituer une part essentielle de ce socle. Dotées elles aussi d’une forme de méthodologie scientifique, elles permettent de former des esprits plus cultivés, plus créatifs, dans un monde du travail toujours plus complexe. De surcroît, le socle de connaissances d’une culture générale commune est aussi celui d’un « vivre ensemble ». Il faut aller jusqu’au bout du changement de paradigme en cours et en analyser aussi bien les racines que les conséquences.

 

* L’auteur s’exprime ici à titre personnel, indépendamment des organisations auxquelles il appartient.

 

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May 2016 - Educating for the unknown

Science vs humanities: Changing paradigms and perceptions

Alexandre Moatti,
chief engineer from École des Mines and associate researcher at SPHERE (UMR 7219), Université Paris-Diderot

 

Selection procedures based on science – the backbone of the French educational system since Jules Ferry – need to be overhauled. This is especially true for the persons who have been have received this sort of higher education at elite institutions. Given that nearly 80% of secondary school students now obtain a diploma, the major issue is no longer selection, which, in particular when based on science, leaves too many students stranded. It is (and this is now well known) the formation of a common core of knowledge, to which history and general culture are essential. In secondary and higher education, there is a woeful shortfall in the humanities. Fitted out with a form of scientific methodology, the humanities can cultivate creative thinking in an increasingly complex world of work. Moreover, the common core in general culture serves as the grounds for “living together”. It is necessary to fully change the current paradigm and analyze its origins and consequences.

 

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Mai 2016 - Ausbildung für das Unbekannte

Wissenschaft versus Humanismus : ein Modell- und Perzeptionswechsel

Alexandre Moatti,
Ingénieur en chef des Mines und assoziierter Forscher an der Université Paris-Diderot (laboratoire SPHERE UMR 7219)

 

Die zentrale Bedeutung der Selektion durch die wissenschaftlichen Fächer, das Rückgrad der französischen Schulerziehung, ist ein Schema, das neu zu überdenken ist, insbesondere hinsichtlich der von ihm geprägten Eliten, die aus den grandes écoles hervorgehen : angesichts der Tatsache, dass heute 80 % eines Jahrgangs das baccalauréat (Abitur) erwerben, ist das Thema nicht mehr das der Selektion – insbesondere durch die naturwissenschaftlichen Fächer –, an der viel zu viele Schüler scheitern. Das Thema, dessen Bedeutung heute klar erkannt wird, ist die Konstituierung eines Sockels gemeinsamer Kenntnisse. Die humanistische Bildung (insbesondere Geschichte und Allgemeinbildung), die im Sekundar- und im Hochschulbereich nur unzureichend vermittelt wird, muss einen wesentlichen Teil dieses Sockels konstituieren. Da die betreffenden Disziplinen zudem auf einer Form von wissenschaftlicher Methodologie beruhen, bieten sie die Voraussetzung dafür, kultiviertere, kreativere Persönlichkeiten für eine immer komplexere Arbeitswelt heranzubilden. Überdies ist der Sockel von Kenntnissen, die zur Allgemeinbildung gehören, auch derjenige des „Zusammenlebens“. Man muss den gegenwärtigen Paradigmenwechsel konsequent verfolgen, und sowohl die Ursachen und die Folgen analysieren.

 

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Mayo 2016 - Formar para lo desconocido

Ciencia contra humanidades, cambiar de modelo y de percepción

Alexandre Moatti,
Ingeniero jefe de Minas e investigador asociado de la Universidad Paris-Diderot (Laboratorio Sphere UMR 7219)

 

La importancia de la selección por las ciencias, pilar de la enseñanza francesa desde finales del siglo XIX, es un esquema que debería reconsiderarse, en particular en el medio de las élites que han pasado por las grandes escuelas. En un momento en el que casi el 80% de los estudiantes obtiene el bachillerato, el problema ya no es la selección, en especial por las ciencias, la cual deja de lado demasiados estudiantes. En adelante la cuestión gira en torno a la constitución de una base de conocimientos comunes. Las humanidades (en particular la historia y la cultura general) que a menudo se subvaloran en la educación secundaria y superior, deben constituir una parte esencial de dicha base. Gracias a una cierta metodología científica, permiten formar mentes más cultivadas y creativas, en un mundo en el que el trabajo es cada vez más complejo. Por otra parte, la base de conocimientos de una cultura general común constituye también el fundamento de la convivencia. Hay que ir hasta el final del cambio de paradigma actual para poder analizar tanto sus raíces como consecuencias.

 

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