La série Réalités Industrielles publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets importants pour le développement industriel et économique. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif. Voir la gouvernance de la série

 
 

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Réalités Industrielles - Août 2020 - Travail et coopération à travers les frontières

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Août 2020 - Travail et coopération à travers les frontières

Ce dossier a été coordonné par Serge CATOIRE

Ingénieur général des Mines, Conseil général de l’Économie


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Introduction :
Serge CATOIRE,
Ingénieur général des Mines, Conseil général de l’Économie

 

Quatre cent cinquante mille Français traversent la frontière tous les jours – ou toutes les semaines – pour rejoindre leur emploi. Cela représente un peu plus d’un salarié du secteur privé sur cinquante et constitue, de loin, le premier contingent européen de travailleurs frontaliers. Ce phénomène est, bien sûr, beaucoup plus important dans les zones proches des frontières, où il peut représenter la moitié des emplois, voire plus ; mais il ne se limite pas à cette proximité territoriale, l’occupation du TGV Lyria, du Thalys, ou de la ligne Paris-Luxembourg en début et en fin de semaine en témoigne. Il ne résulte pas non plus exclusivement d’une attraction des métropoles que sont Luxembourg et Genève : des résidents de la métropole de Lille-Roubaix-Tourcoing traversent ainsi la frontière tous les jours pour aller travailler en Belgique, tandis que le flux inverse est très faible. Strasbourg attire un flux conséquent de consommateurs allemands, mais accueille peu de frontaliers allemands.

 

Ce phénomène, d’une ampleur significative et croissante pour l’emploi, a également une importance économique majeure. Les 22 milliards d’euros annuels de revenus des salariés frontaliers français représentent une contribution essentielle à la balance des paiements. Si l’on déduit de cette somme les revenus perçus par les travailleurs frontaliers étrangers venant en France, le solde de 20,5 milliards d’euros est plus élevé que la somme des trois premiers soldes sectoriels positifs français (matériels de transport, industrie agro-alimentaire, tourisme).

 

Le présent numéro des Annales des Mines s’attache à donner un panorama d’ensemble du fait frontalier et de son importance pour la France. La première partie est consacrée aux aspects institutionnels et d’infrastructure de la coopération transfrontalière. La seconde est plus focalisée sur les travailleurs frontaliers.

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Réalités Industrielles - Mai 2020 - L’agroalimentaire

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Mai 2020 - L’agroalimentaire

Ce dossier a été coordonné par Jean-Marc CALLOIS et Serge LHERMITTE
Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation


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Introduction: Jean-Marc CALLOIS et Serge LHERMITTE,

Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

 

Alors que la finalisation de ce numéro dédié à l’industrie agroalimentaire se fait durant la période de confinement décrétée pour lutter contre le Covid19, cette crise sans précédent remet en lumière toute l’importance de la filière alimentaire qui constitue un secteur stratégique vital pour la nation. Être en mesure de garantir à chaque instant l’approvisionnement alimentaire de l’ensemble de la population est une condition de la stabilité de nos sociétés.

 

La France a la chance de pouvoir compter sur une agriculture compétitive, diversifiée et exportatrice, qui bénéficie pleinement de la construction européenne au travers du marché unique et de la politique agricole commune. La France peut aussi compter sur une industrie agroalimentaire structurante pour nos territoires ruraux, performante, qui transforme plus de 70 % de la production agricole nationale, représente notre troisième excédent commercial derrière l’aéronautique et la chimie, et qui, avec le concours de l’ensemble de la chaîne logistique et des activités de distribution, permet de garantir l’approvisionnement alimentaire de nos concitoyens.

 

Pourtant l’industrie agroalimentaire est paradoxale à plusieurs titres. Première industrie de France selon plusieurs critères (environ 15 % de la valeur ajoutée et de l’emploi industriel), elle est souvent regardée avec condescendance par les industries hi-tech, perçue comme archaïque et d’un faible niveau technologique. A contrario, au pays de la gastronomie, on lui reproche parfois précisément son caractère industriel, et ce alors qu’on lui demande de fournir une alimentation parfaitement sûre sur le plan sanitaire, qui soit bon marché, variée, toujours disponible, mais aussi le plus proche possible des aliments naturels.

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Réalités Industrielles - Février 2020 - L’assurance aujourd’hui

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Février 2020 - L’assurance aujourd’hui

Ce dossier a été coordonné par Pierre-Charles PRADIER
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LabEx ReFi


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Introduction: Pierre-Charles PRADIER

Université Paris I Panthéon Sorbonne, LabEx ReFi

 

En fixant le prix des risques, en investissant l’épargne considérable dont elle est responsable, l’industrie de l’assurance joue un rôle de premier plan dans l’orientation des décisions économiques, et partant, dans l’orientation de l’économie mondiale. Pourtant, l’assurance ne nous est souvent connue que par des expériences microscopiques. Du certificat d’assurance de responsabilité civile que nos parents nous confiaient pour la directrice de l’école à la souscription d’un contrat automobile ou habitation qui marque l’émancipation, il semblerait que les étapes importantes de notre existence soient jalonnées de contrats symbolisant des passages, en attendant le dernier que l’on prépare avec l’assurance vie. Mais cette familiarité trompeuse nous dissimule tout à la fois la diversité des produits d’assurance, la complexité de l’activité, et souvent, sa nature même, puisqu’elle est non seulement aléatoire, mais encore appliquée à des risques, dont la réalisation est rare (comme l’indique la devise du Lloyd’s de Londres : “The contribution of the many to the misfortune of the few”). Nombreux sont donc ceux qui ne connaîtront jamais de l’assurance qu’un point de contact – agent, courtier, opérateur téléphonique ou site Internet –, des certificats et des factures. Et ils devraient s’en féliciter, car même si l’assurance indemnise, ce serait un paradoxe de souhaiter la réalisation des risques contre lesquels on s’assure !

 

Le caractère aléatoire des risques couverts par l’assurance éclate la perception qu’en ont ceux qui y sont exposés : c’est pour cela que les points de vue individuels ne permettent pas de restituer la véritable nature du risque, ni de l’assurance. Son principe même, qui est la mutualisation des risques, opère un effet de composition  qui fait de l’assurance une institution dont on ne peut prendre la mesure qu’à l’échelle de la société : on pourrait même penser qu’elle constitue l’échelle de la société. On trouve sa trace dans toutes les formes d’organisation humaine, des premiers textes écrits à la société assurantielle dont François Ewald a décrit le développement, et qui nous vaut d’endosser en naissant un contrat social s’écrivant désormais sous forme de contrat d’assurance multirisques.

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