La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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N° 57 - Janvier 2010 - Faire face à l'incertitude

Quid de la gestion des risques après la constitutionnalisation du principe de précaution ?

Olivier Godard
Directeur de recherche au CNRS – École Polytechnique

 

Le 1er mars 2005, le Président de la République promulguait la Charte de l’environnement adossée à la Constitution. Son article 5 donne une valeur constitutionnelle au principe de précaution en ces termes : « Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ».
Ainsi était mis un terme à trois années de débats animés et de vives controverses sur le statut à reconnaître (ou non) à ce principe de prévention et de gestion de ces risques potentiels, hypothétiques, suspectés, non établis mais non écartés, dont l’expérience avait montré qu’ils ne pouvaient être ignorés sans conséquences parfois très graves pour l’environnement et pour la santé publique.

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N° 57 - January 2010 - Coping with uncertainty

What about risk management given the constitutionalized “principle of precaution”?

Olivier Godard

 

On 1 March 2005, the President promulgated the Charter of the Environment as part of the French Constitution. Article 5 enshrines the principle of precaution in the Constitution: “When the realization of a damage, even though uncertain in the current state of scientific knowledge, might seriously and irreversibly affect the environment, public authorities will see to it, by applying the principle of precaution and within the scope of their powers, that procedures of risk assessment are implemented and that temporary, proportional measures are adopted to ward off the realization of the damage.” This put an end to three years of discussions and controversy about the status to be given to the principle of preventing and managing potential, hypothetical or suspected risks, which, neither confirmed nor disconfirmed, should not — experience has taught us — be ignored lest there be a possibly very serious impact on the environment and public health.

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N° 57 - Januar 2010 - Die Konfrontation mit der Unsicherheit

Was wird aus dem Risikomanagement nach der Erklärung der Verfassungsmäßigkeit des Vorsorgeprinzips ?

Olivier Godard

 

Am 1. März 2005 verkündete der französische Präsident die Umwelt-Charta, die ein Teil der französischen Verfassung wurde. Ihr Artikel 5 gibt dem Vorsorgeprinzip in folgendem Wortlaut Verfassungsrang : „Wenn ein Schaden, dessen Eintritt nach dem Stand der wissenschaftlichen Kenntnisse nicht mit Sicherheit vorherzusehen ist, auf schwere und irreversible Weise die Umwelt beeinträchtigen könnte, haben die Behörden in ihren jeweiligen Zuständigkeitsbereichen die Risiken nach dem Vorsorgeprinzip zu evaluieren und angemessene einstweilige Maßnahmen zu ergreifen, um den Eintritt des Schadens zu verhindern..“
So endeten drei Jahre lebhafter Debatten und scharfer Auseinandersetzungen über den anzuerkennenden (oder nicht anzuerkennenden) Status dieses Prinzips der Vorsorge und des Umgangs mit diesen potenziellen, hypothetischen, befürchteten, nicht nachweisbaren aber nicht auszuschließenden Risiken, die, wie man mittlerweile weiß, nicht ohne bisweilen ernste Konsequenzen für Umwelt und öffentliche Gesundheit ignoriert werden können.     

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N° 57 - Enero 2010 - De cara a la incertidumbre

¿Qué ha pasado con la gestión de los riesgos tras la constitucionalización del principio de precaución?

Olivier Godard

 

El 1 de marzo de 2005, el presidente francés promulgaba la Carta del medio ambiente la cual debía adosarse a la Constitución. Su artículo 5 da un valor constitucional al principio de precaución en estos términos: "Cuando la realización de un daño, aunque sea incierto en el estado de los conocimientos científicos, pueda afectar de manera grave e irreversible el medio ambiente, las autoridades públicas velarán, mediante la aplicación del principio de precaución y según sus atribuciones, a la puesta en obra de los procedimientos de evaluación de riesgos y a la adopción de medidas provisionales y proporcionadas para paliar el daño ocasionado."
De esta forma se ponía fin a tres años de debates animados y vivas controversias sobre el estatuto que se debía reconocer, o no, a este principio de prevención y gestión de riesgos potenciales, hipotéticos, sospechados, no establecidos pero tampoco descartados. La experiencia había demostrado que no podían desconocerse sin consecuencias, a veces graves, para el medio ambiente y la salud pública.

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