La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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N° 74 - Avril 2014 - A qui appartiennent les territoires ?

Patrimoines national et mondial : de l’objet au territoire

Par Alain MARINOS
Architecte et urbaniste, Conservateur général du patrimoine.
http://www.alainmarinos.net

 

Que constate-t-on aujourd’hui ? Plus notre société avance dans la globalité, plus la tradition et le patrimoine suscitent l’intérêt. Les succès s’obtiennent à différents niveaux : attachement à la qualité de l’environnement bâti, croissance du tourisme culturel … jusqu’aux diverses formes de manifestations identitaires. L’étendue de ces succès nourris par un intérêt de plus en plus fort des populations, conduit progressivement à regarder au-delà des objets pour considérer la valeur patrimoniale des territoires. Or, dans le contexte législatif et règlementaire actuel, l’essor de la demande patrimoniale se traduit principalement par un besoin accru de « protection » et de « labellisation », qui ne cesse de gagner du terrain au point de concerner aujourd’hui les deux tiers des communes françaises. Les outils de protection et de labellisation conçus au XIXe siècle et au XXe siècle sont-ils toujours adaptés aux besoins d’aujourd’hui ? Dans ce domaine, le rôle de l’État reste fondamental ; sa responsabilité repose, depuis la Révolution française, sur le concept de « patrimoine commun de la Nation », concept né dans la mouvance des « Droits de l’homme et du citoyen ». Devons-nous aujourd’hui changer nos modes de protection et de labellisation ? Mais en faisant cela ne risquons-nous pas d’ouvrir la boîte de Pandore ? Telle est la question que nous développerons dans cet article afin de mettre en perspective les réponses susceptibles d’y être apportées.

 

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N° 74 - April 2014 - Where do “territories” belong?

National and planetary heritages: From things to territories

Alain Marinos,
architect and town-planner, Conservateur Général du Patrimoine

 

The more our society advances in the process of globalization, the more traditions and heritages arouse interest at various levels: concern for the quality of the constructed environment, the growth of tourism… and even manifestations of a sense of identity. Given the population’s growing interest, we are led to look beyond “things” and envision the “territory” as a heritage. Given current legislation and regulations, the upsurge in this demand for a heritage is mainly reflected in the ever growing need for “protection” and “labels”, which now concerns two-thirds of French communes. Are the means designed in the 19th and 20th centuries in response to these needs adapted to current demands? The state’s role is still fundamental in this domain. Since the French Revolution, its responsibility has been grounded on the concept of the “nation’s common legacy”, which emerged in the context of the “Declaration on the Rights of Man and of Citizens”. Should we now change the measures related to protection and labeling? Might doing this not be tantamount to opening Pandora’s box?

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N° 74 - April 2014 - WEM GEHÖREN DIE TERRITORIEN ?

Nationales und globales Erbe : vom Objekt zum Territorium

Alain Marinos,
Architekt und Stadtplaner, Conservateur général du patrimoine

 

Was stellt man heute fest ? Je mehr unsere Gesellschaft durch die Globalisierung geprägt wird, desto größer ist das Interesse an Tradition und Kulturerbe. Erfolge sind auf verschiedenen Ebenen zu verzeichnen : die Wertschätzung der bebauten Flächen, die Zunahme des kulturellen Tourismus ... bis zu den verschiedenen Formen von Identitätsbekundungen. Der Umfang dieser Erfolge, die von einem immer stärkeren Interesse der Bevölkerungen getragen werden, führt nach und nach dazu, dass nicht mehr allein Objekte Beachtung finden, sondern der Vermögenswert von Territorien .
Doch im gegenwärtigen gesetzgebenden Kontext drückt sich der Aufschwung der patrimonialen Nachfrage hauptsächlich durch den zunehmenden Bedarf an „Schutz“ und „Gütezeichen“ aus, der unaufhörlich wächst und heute zwei Drittel der französischen Kommunen betrifft. Doch sind die aus dem 19. und 20. Jh. stammenden Grundlagen für Schutzbestimmungen und Gütezeichen den heutigen Bedürfnissen noch angepasst ?
Auf diesem Gebiet ist die Rolle des Staates immer noch von grundlegender Bedeutung ; seine Verantwortung beruht seit der französischen Revolution auf dem Konzept des „gemeinsamen Erbes der Nation“, einem Konzept, das im Kampf um die Menschenrechte entstand. Müssen wir heute in Bezug auf Schutz und Gütezeichen andere Konzepte entwickeln ? Aber wenn wir das tun, laufen wir dann nicht Gefahr, die Büchse der Pandora zu öffnen ? Um diese Frage und um die möglichen Antworten dreht es sich in diesem Artikel.

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N° 74 - Abril 2014 - ¿A quién pertenecen los territorios?

Patrimonios nacionales y mundiales, del objeto al territorio

Alain Marinos,
arquitecto y urbanista, Conservador general del patrimonio

 

¿Qué se evidencia en la actualidad? Cuanto más avanza globalmente nuestra sociedad, más interés despiertan la tradición y el patrimonio. Los logros se obtienen a diferentes niveles: el compromiso con la calidad del entorno construido, el crecimiento del turismo cultural... hasta diversas formas de eventos que forjan la identidad. El alcance de estos logros, sustentado por un interés creciente de la población lleva progresivamente a ver más allá de los objetos para considerar el valor patrimonial de los territorios.
Sin embargo, en el contexto legislativo y reglamentario actual, el desarrollo de la demanda patrimonial se refleja principalmente por una mayor necesidad de “protección” y de “marcado”, que sigue ganando terreno hasta el punto de afectar actualmente dos tercios de las comunas francesas. Las herramientas de protección y marcado diseñadas en los siglos XIX y XX, ¿siguen siendo adaptados a las necesidades actuales?
En este campo, el papel del Estado es fundamental, desde la Revolución francesa su responsabilidad recae en el concepto de “patrimonio común de la Nación”, un concepto que nació paralelamente a los “Derechos del Hombre y del Ciudadano”. ¿Debemos cambiar nuestros modos de protección y de marcado? Pero al hacerlo, ¿no corremos el riesgo de abrir la caja de Pandora? En este artículo se trata de responder a esta pregunta, poniendo en perspectiva las diferentes respuestas.

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