La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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N° 77 - Janvier 2015 - Quel accord sur le climat en 2015 ?

Les implications des positionnements cognitifs et éthiques pour les stratégies climatiques nationales

Par Olivier GODARD 
Directeur de recherche au CNRS, Laboratoire d’économétrie - UMR 7176 du CNRS-École polytechnique.

 

Quel que soit le mode de négociation internationale sur le climat qui sera adopté, le résultat de celle-ci reflétera le consentement de chaque pays. Il dépendra de la manière dont ces pays pensent l’articulation de leurs choix, d’une part, avec les enjeux mondiaux du changement climatique et, d’autre part, avec les actions de chacun des autres. La combinaison des dimensions cognitive et éthique détermine jusqu’où un État situe sa propre responsabilité et son propre engagement en matière de maîtrise de ses émissions de gaz d’ici à 2050. En supposant une politique calée sur l’évaluation des dommages climatiques qu’elle produira, le tableau des positionnements qu’un pays peut adopter (et de leurs conséquences) est ici traduit sous la forme de valeurs à reconnaître pour le taux d’actualisation et pour l’évitement de l’émission d’une tonne de CO2. L’objectif du Facteur 4 en 2050 n’apparaît se justifier que pour les pays qui adoptent une position « universaliste » ou une version forte d’« altruisme cosmopolitique », des choix qui devront se traduire par un taux d’actualisation n’excédant pas 3,25 % et par une valeur tutélaire du CO2 évité supérieure à 52 euros la tonne en 2010.

 

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N° 77 - January 2015 - What international climate agreement in 2015?

The implications of cognitive and ethical positions for national climate strategies

Olivier Godard,
senior researcher at the National Center of Scientific Research (CNRS), laboratory on econometrics (UMR 7176, CNRS-École polytechnique)

 

Regardless of the sort of international negotiations on the climate, the results will reflect each country’s consent, and hinge on how each country articulates its choices with worldwide climate-related issues and with other countries’ actions. The combination of the cognitive and ethical dimensions determines how much a country feels responsible and how much of a commitment it will make for controlling greenhouse gas emissions by 2050. Assuming that policies will be based on an assessment of the damage wrought by climate change, a table of the positions that countries might adopt (and of their consequences) is transposed into a set of values to be assigned to discount coefficients and to the avoidance of emitting a ton of CO2. The “factor 4” objective in 2050 turns out to be justified only for countries that adopt a “universalistic” position or a strong version of “cosmopolitical altruism” — choices that lead to a discount rate of no more than 3,25% and to a reference value for the quantity of CO2 avoided of more than 52 euros per ton in 2010.

 

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N° 77 - Januar 2015 - Welches internationale Klima-Abkommen im Jahr 2015 ?

Die Implikationen der kognitiven und ethischen Positionierungen für die nationalen Klimastrategien

Olivier Godard,
Directeur de recherche au CNRS – Laboratoire d’économétrie – UMR 7176 du CNRS-École polytechnique

 

Wie auch immer die internationale Verhandlung über das Klima verlaufen wird, ihr Ergebnis wird die Zustimmung jeden Vertragsstaates widerspiegeln. Es wird von der Art abhängen, wie diese Länder ihre Entscheidungen zum einen im Zusammenhang mit den globalen Themen des Klimawandels und zum anderen mit den jeweiligen Politiken der verschiedenen Länder betrachten. Das Aufeinandertreffen kognitiver und ethischer Prinzipien bestimmt, wie weit ein Staat sich bewegt, um seine Verantwortung und Verpflichtung hinsichtlich der Treibhausgasemissionen bis 2050 wahrzunehmen. Unter der Voraussetzung einer Politik, die von der Einschätzung der durch sie verursachten Klimaschäden ausgeht, werden hier die Positionierungen (und ihre Folgen), die ein Land einnehmen kann, in Form von anzuerkennenden Werten für den Abzinsungssatz und für die Vermeidung des Ausstoßes einer Tonne CO2 ausgedrückt.  Das Ziel des Faktors 4 im Jahr 2050 scheint nur für diejenigen Länder gerechtfertigt zu sein, die sich für eine universalistische Position oder eine starke Version des kosmopolitischen Altruismus entscheiden, für Politiken, die sich in einem Abzinsungssatz, der nicht  über 3,25 % hinausgeht, und in einem Referenzwert für vermiedene CO2-Emissionen, der höher als als 52 € pro Tonne im Jahr 2010 liegt, niederschlagen werden müssen.

 

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N° 77 - enero 2015 - ¿Qué acuerdo sobre el clima se logrará en 2015?

¿Qué implican las posiciones cognitivas y éticas para las estrategias climáticas nacionales?

Olivier Godard,
Director de investigación en el CNRS – Laboratorio de econometría- UMR 7176 del CNRS-École polytechnique.

 

Sin importar el modo de negociación internacional sobre el clima que se adopte, el resultado de este reflejará la aprobación de cada país. Este modo dependerá de la forma en que estos países conciban la articulación de sus decisiones, en primer lugar, con los desafíos globales del cambio climático y, en segundo lugar, con las acciones de los demás. La combinación de las dimensiones cognitiva y ética determina hasta qué punto un Estado sitúa su propia responsabilidad y compromiso para controlar sus emisiones de aquí al año 2050. Suponiendo que se logre una política que tenga en cuenta la evaluación de los daños climáticos, las posiciones que un país podrá adoptar (y sus consecuencias) se traducirán en un conjunto de valores que se deben reconocer para la tasa de descuento y para la prevención de la emisión de una tonelada de CO2. El objetivo del Factor 4 en 2050 solo se justifica para los países que adopten una posición "universalista" o una versión fuerte de "altruismo cosmopolita", estas decisiones tendrán que traducirse en una tasa de descuento que no supere el 3,25% y en un valor sombra de CO2 evitado superior a 52€ por tonelada en 2010.

 

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