La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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N° 83 - Juillet 2016 - Où vont les sciences de l'environnement ?

L’économiste face aux enjeux  environnementaux (1)

Par Christian DE PERTHUIS
Professeur à l’Université Paris-Dauphine, chaire « Économie du climat »

 

De David Ricardo (1772-1823) à Robert Solow (né le 23 août 1924), le capital naturel est représenté comme un stock de ressources épuisables, dont la rareté constitue une contrainte pour la croissance. Cette représentation ne permet pas d’appréhender les enjeux résultant de la dégradation des systèmes de régulation naturels, comme l’érosion de la biodiversité, les pollutions de l’air et de l’eau, le réchauffement climatique. Il convient donc de dépasser cette représentation standard pour y intégrer la valeur économique apportée par la protection de ces systèmes de régulation. Cela requiert un élargissement de la tarification environnementale au moyen de la taxation, de marchés de quotas ou d’une compensation écologique. L’intégration de la valeur environnementale dans l’économie soulève des problèmes de redistribution que le politique doit traiter à partir de règles combinant efficacité et équité. La question climatique fournit en la matière un terrain de travaux pratiques en grandeur réelle.

 

(1) Cet article s’inspire directement de l’ouvrage coécrit avec Pierre-André Jouvet, Green Capital, A New Perspective on Growth, Columbia University Press, 2015.

 

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N° 83 - July 2016 - Where is environmental science headed?

Economists and environmental issues

Christian de Perthuis,
professor at the University of Paris-Dauphine, chair of Climate Economics

 

From David Ricardo (1772-1823) to Robert Solow (1924-), “natural capital” has been regarded as a scarce stock of exhaustible resources, this scarcity limiting growth. This conception does not help us understand the issues resulting from degraded natural systems of regulation, such as the attrition of biodiversity, air and water pollution or global warming. We must move beyond this standard conception and take into account the economic value produced by protecting these systems. This entails expanding environment-related pricing mechanisms through taxation, market quotas or compensation. When economics tackles the issue of “environmental value”, problems of redistribution arise for politics to address through fair, efficient rules. In this respect, the climate question provides a practical field for work in vivo.

 

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N° 83 - Juli 2016 - Wohin entwickeln sich die Umweltwissenschaften ?

Der Nationalökonom und der Wert der Umwelt

Christian De Perthuis,
Professor für Klimawirtschaft an der Université Paris-Dauphine

 

Von David Ricardo (1772 – 1823) bis zu Robert Solow (geboren am 23. August 1924) wird das natürliche Kapital als ein Vorrat an verbrauchbaren Ressourcen angesehen, deren Seltenheit einen Zwang für das Wachstum darstellt. In dieser Darstellung können die aus der Degradation der natürlichen Regulationssysteme resultierenden Folgeerscheinungen wie die Erosion der Artenvielfalt, die Wasser- und Luftverschmutzung sowie die Klimaerwärmung nicht erfasst werden. Die Standarddarstellung muss also überholt werden, um ihr den wirtschaftlichen Wert hinzuzufügen, der durch den Schutz dieser Regulationssysteme gewährleistet wird. Dies erfordert eine Erweiterung der Umweltgebühren durch Besteuerung, durch Quotenmärkte oder durch ökologische Kompensation. Die Integration des Umweltwertes in die Wirtschaft hat Umverteilungsprobleme zur Folge, die der Politiker auf der Grundlage von Regeln behandeln muss, die Effizienz und Angemessenheit vereinbaren. Die Klimaproblematik bietet diesbezüglich ein Terrain für praktische Anwendungen in Lebensgröße.

 

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N° 83 - Julio 2016 - ¿Cuál es el futuro de las ciencias del medioambiente?

El economista frente a los desafíos ambientales

Christian De Perthuis,
Profesor de la Universidad Paris-Dauphine, Cátedra Economía del clima

 

De David Ricardo (1772-1823) a Robert Solow (nacido el 23 de agosto de 1924), el capital natural se representa como un stock de recursos agotables, cuya escasez constituye un obstáculo para el crecimiento. Esta representación no permite comprender los retos derivados de la degradación de los sistemas de regulación naturales, como la erosión de la biodiversidad, la contaminación del aire y del agua, y el calentamiento global. Es necesario superar esta representación estándar para integrar el valor económico aportado por la protección de estos sistemas de regulación. Esto requiere una ampliación de la tarificación ambiental mediante impuestos, mercados de cuotas o una compensación ecológica. La integración del valor ambiental en la economía plantea problemas de redistribución que la política debe abordar a partir de reglas que combinan eficacia y equidad. En este sentido, la cuestión climática proporciona un campo de trabajos prácticos de tamaño real.

 

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