DECEMBRE 1999
|
|
Entretien avec Olivier Giscard D'Estaing mené
par Bernard COLASSE
Université de
Paris Dauphine
et Francis PAVE
Centre de Sociologie
des Organisations
|
|
Créer des produits et inventer des règles
La nouvelle G.R.H. d'une entreprise d'asurance
Par Dominique EUSTACHE et Thierry JOLIVET
G.A.I.N.S. - Université
du Maine
Pour l'entreprise, adapter son organisation
et la gestion de ses emplois à l'évolution des produits est
une question cruciale.
Pour survivre et se développer,
elle doit maîtriser à la fois un marché et une double
production : sa production externe (les produits et services qu'elle crée
à destination de marché) et sa "production" interne (l'ensemble
des règles dont elle se dote pour gérer son personnel).
Ses performances seront fonction, dans
une large mesure, de sa capacité à articuler l'une et l'autre.
La qualité de cette articulation
va dépendre de la cohérence qu'elle saura établir
entre ses stratégies de de produits et ses modes d'organisation
et de mobilisation de la main-d'oeuvre.
|
|
Accréditation et enseignement supérieur
Certifier un service comme les autres...
Par Nicolas MOTTIS et Maurice THEVENET
Professeursà
l'ESSEC
Les démarches de normalisation,
certification, accréditation se généralisent progressivement
dans de nombreux secteurs économiques et produisent une information
essentielle sur les jeux concurrentiels.
L'enseignement supérieur de la
gestion ne fait pas exception à la règle. Un exemple (celui
de l'accréditation de l'ESSEC par l'American Assembly of Collegiate
Schools o Business) permet d'illustrer les points clés d'une telle
démarche en montrant ses analogies avec les approches qualité
totale.
Les implications concurrentielles des réseaux hybrides d'entreprises
Par Eric MILLIOT
Maître de conférence
à l'Université de Nice - Sophia Antipolis
Membre de l'équipe
de recherche RODIGE (CNRS - UPRESA 6044)
Les conglomérats japonais se caractérisent
par une organisation réticulaire originale qui permet de développer
un certain nombre d'avantages concurrentiels par rapport à leurs
rivaux étrangers.
Ces avantages invitent les gestionnaires
occidentaux à s'interroger sur la transférabilité,
au moins partielle, de ce mode organisationnel.
|
|
Le travail, l'inspecteur et la loi
Entretien avec Claude Emmanuel TRIOMPHE mené
Par Frédérique PALLEZ
et Blanche SEGRESTIN
Centre de Gestion Scientifique
(CGS) Ecole des Mines de Paris
Il y a plus de cent ans qu'a été
créée l'Inspection du travail pour garantir l'application
de droit du travail. Aujourd'hui, c'est le droit lui-même qui semble
perdre ses repères : il subit les assauts de la diversification
des formes du travail et des textes contractuels qui prennent le pas sur
des lois d'une interprétation de plus en plus incertaine. Face à
ces changements, comment l'Inspection réagit-elle ? Que nous apprend,
sur les évolutions du travail et de sa régulation, un acteur
qui, situé dans et hors l'entreprise, dispose d'une visibilité
exceptionnelle sur des problèmes qui se posent à elle ?
|
|
Portrait d'un homme d'affaires (presque) parfait
Editions Balland, Paris, 1999
Par Michel Villette, ENSIA
Une grande manipulation ?
A propos du livre de Frank Cochoy : "Une histoire du marketing. Discipliner l'économie de marché "
Editions La découverte, Paris, 1999
Par Sophie Dubuisson-Quellier
enseignant chercheur,
Ecole des Mines de Nantes
Pour se mettre à la place du chercheur
A propos du livre de Raymond-Alain Thiétart et coll : " Méthodes de Recherche en Management "
Dunod, Paris, 1999, 553 pages
Par Benoît Journé, CRG
Des organisations en quête d'intelligence
A propos du livre de James G.March
" The Pursuit of Organizational Intelligence
"
Blackwell Publishers, Malden, Massachussets, 1999
Par Thierry Weil, GRTI
Ecole des Mines de Paris
|
|
Approches conventionnalistes des entreprises
Par François EYMARD-DUVERNAY
Professeur Université
de Paris X - Nanterre
Directeur de recherches
au centre d'Etudes de l'Emploi
Le programme de recherche sur l'économie
des conventions s'est développé par croisement entre plusieurs
disciplines et institutions.
Des économistes soucieux de développer
une approche réaliste du comportement rationnel dans les organisations
se sont alliés à des spécialistes d'autres disciplines
(sociologie, philosophie, droit, gestion) pour rendre compte de modes de
coordination faisant intervenir des régles, des dispositifs d'objets,
des interactions entre les personnes.
Les travaux académiques ont croisé
les réflexions menées à l'INSEE sur le rôle
des catégories et la pluralité des investissements qui soutiennent
la coordination dans les entreprises.
|
|
Peut-on enseigner autre chose que le modèle instrumental en G.R.H.
Par Julienne BRABET
Maître de Conférences
Université de Montpellier I
Les étudiants en formation initiale
de Gestion des Ressources Humaines sont souvent friands d'outils et de
théories du type instrumental.
La G.R.H., en effet, leur est souvent
présentée, dans les manuels, comme une expertise par laquelle
des décisions rationnelles optimisent les comportements des hommes
au sein d'organisations où efficacité sociale rime avec efficacité
économique.
En revanche, avec certains étudiants
de troisième cycle bénéficiant d'une solide expérience
professionnelle, il devient possible de se détacher du modèle
instrumental et de développer une approche pluridisciplinaire des
problèmes de gestion du travail prenant mieux en compte les contradictions
inhérentes aux hommes, aux organisations productives et à
leurs évolutions.