par Michel TURPIN
Président du Comité d’Orientation
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Les relations des gestionnaires du risque urbain avec
les populations riveraines
Critique d’une certaine idée de la communication
par Thierry Coanus, François Duchêne, Emmanuel Martinais
Laboratoire RIVES, UMR CNRS
N°5600 Ecole nationale des travaux publics de
l’Etat (ENTPE)
Les relations des gestionnaires du risque avec la population concernée
par d’éventuels accidents sont souvent marquées par une grande
méfiance réciproque. D’autre part, démunis de relais
ou de porte-parole à la mesure des territoires concernés,
les gestionnaires du risque recourent en général à
des politiques de communication dérivées du marketing, à
l’efficacité incertaine. On souhaite développer ici l’hypothèse
selon laquelle ces façons de faire reposent sur l’idée d’un
"Grand Partage" entre gestionnaires du risque d’un côté, population
de l’autre. Un partage qui repose sur un savoir supposé objectif,
conçu comme facteur discriminant et qui serait l’apanage des premiers
alors que la seconde, qui en est démunie, serait perçue comme
quasi mineure. Des travaux sur les risques naturels et industriels, réalisés
en région Rhône-Alpes, mettent pourtant en évidence
un important travail de construction des représentations du danger
par ceux qui, bien que non-spécialistes, y sont potentiellement
soumis. Il y a là matière à s’interroger sur les fondements,
tant explicites qu’implicites, des politiques de communication en matière
de risques urbains et donc, in fine, sur leur efficacité.
| REACTIONS |
par Paul-Henri BOURRELIER
Club Crin Environnement
Ne pas confondre la science avec les pratiques de la recherche compétitive
et de l’expertise sous contrainte.
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Comment réagir aux risques de contamination par le plomb ?
par Paul-Henri BOURRELIER
Club Crin Environnement
Connue de longue date la contamination par le plomb mériterait
un traitement exemplaire.
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par Dominique PETIT
Conseil Général des Mines
LES IMPACTS PHYSIQUES, LA TENUE DES TERRAINS
L’inspection générale des carrières : 222 ans de gestion de l’après-carrière
par Helman le PAS de SECHEVAL
Commission des Opérations de Bourse (COB)
L’Inspection générale des carrières gère
depuis bientôt 222 ans l’après-carrière à Paris
et dans les départements de la petite couronne où plus de
3000 hectares de terrain répartis sur 70 communes sont, au total,
affectés par la présence d’anciennes carrières. Les
risques liés à ces carrières abandonnées sont
multiples, à commencer par l’instabilité des terrains qu’elles
sous-minent. D’où, pour cette institution, une expérience
unique en matière de prévention des risques, acquise au long
des épisodes successifs, parfois mouvementés, d’une histoire
bicentenaire tout au service d’une mission de sécurité publique.
Voir aussi : Le rôle des ingénieurs des mines à la tête de l'inspection des carrières de Paris par André Thépot.
LES POINTS DE VUE DES RESPONSABLES POLITIQUES ET INDUSTRIELS
Les affaissements dans le bassin minier du pays Haut-Lorrain
par Colette GOEURIOT
Maire Honoraire de Joeuf, présidente du collectif
et Francis CURA
Directeur de l’association Prolor, délégué
général du collectif
En réponse aux affaissements miniers qui ont affecté la vallée de l’Orne en 1996 et en 1997, les populations répondaient très vite par la création d’un "collectif de défense des communes concernées par les affaissements miniers du bassin sidérurgique et ferrifère lorrain" qui compte à ce jour 93 communes adhérentes sur les 130 communes recensées par la Drire comme présentant des risques miniers. Ce collectif s’est fixé 3 axes d’intervention : obtenir une juste indemnisation des préjudices subis, exiger la mise en place d’un plan d’urgence de redéveloppement et intervenir au plan législatif pour corriger et compléter le code minier. Si les deux premiers points ont reçu quelques débuts de réponse, le pré-projet du gouvernement sur l’après-mine est , au regard des propositions du collectif, décevant, voire inquiétant. Faute d’une véritable concertation, il risque fort de reconduire les erreurs du passé.
Après-mine et environnement : Quels droits pour les communes ?
par Jean-Pierre KUCHEIDA
Président de l’Association des communes minières
de France
Député du Pas-de-Calais
Maire de Liévin
L’exploitation du sous-sol a profondément marqué le territoire des communes minières. Quels sont les enjeux du traitement des séquelles de l’exploitation pour le collectivités? Quel en est le cadre juridique? Est-il suffisant? A l’évidence, non. Et la nécessaire adaptation du code minier aux situations juridiques nouvellement créées par la renonciation à concession ne saurait permettre d’envisager un transfert de compétence ou de responsabilité vers les collectivités : il serait illégitime et contraire au fondement du droit minier qui reste de la compétence séculaire de l’Etat.
Les enjeux de la fermeture d’un grand bassin houiller.
L’exemple du Nord-Pas-De-Calais
par Jacques LAVERSANNES et Jean FAILLE
Service Patrimoine de Charbonnages de France
Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, comme les autres grandes régions
minières, est profondément marqué dans ses structures,
son environnement et sa culture. Gérer l’après-mine implique
de se concentrer sur les problèmes qui peuvent avoir un réel
impact sur les eaux, la stabilité des sols, l’organisation du territoire
et le canevas paysager. Y trouver des réponses pertinentes et validées
par tous les acteurs régionaux exigera de surmonter les difficultés
liées à la durée des phénomènes en cause
et à l’ampleur des bouleversements. Encore faudra-t-il que le nouveau
code minier apporte des solutions simples et praticables.
POINT DE VUE INTERNATIONAL
La mine : priorité à un avenir durable
Programme des Nations-Unies pour l’environnement
La mine est une industrie colossale, inséparable du développement industriel, et qui a, de ce fait, de sérieuses conséquences, locales et globales, pour l’environnement dont, jusqu’à peu, les compagnies minières ne se préoccupaient guère. Bien qu’aujourd’hui le souci de l’environnement soit de plus en plus intégré, beaucoup d’exploitations, en particulier dans les pays en voie de développement, devraient être améliorées pour répondre aux attentes actuelles en matière de responsabilité environnementale. Les moyens techniques du progrès existent. Il ne se poursuivra que si les prises de décision ne se font plus sur les seuls critères techniques et économiques
Les aspects environnementaux de la programmation de la fermeture des mines
par Geoff RICKS
Steffen, Robertson, and Kirsten
Programme des Nations-Unies pour l’environnement
Cardiff, Grande-Bretagne
La programmation de la fermeture des mines permet d’étudier les
meilleures solutions pour prévoir et gérer les modifications
environnementales et les effets socioéconomiques qui en résultent.
Si les critères permettant d’apprécier la réussite
de cette opération peuvent varier, il est particulièrement
important de parvenir à une stabilité physique, chimique
et biologique, et de trouver une utilisation appropriée du sol.
Les fonds d’affectation spéciaux sont de plus en plus privilégiés
pour satisfaire aux exigences de sûreté de financement et
pour garantir la disponibilité des moyens financiers quand la mine
arrive en fin de vie.
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LA PRATIQUE
L’usine UP1 à Marcoule
Par Pierre ROLLAND
Directeur général de Codem
et Patrick SANDEVOIR
Directeur de Cogema-Marcoule
Depuis le 1er janvier 1998, sont engagées les opérations d’assainissement de l’établissement Cogema-Marcoule. Elles s’articulent en trois grands programmes : la mise à l’arrêt définitif de l’usine UP1 et des ateliers associés, le démantèlement des installations, la reprise et le conditionnement des déchets générés par le retraitement et entreposés sur le site. Ces opérations, qui seront achevées lorsque tous les déchets auront rejoint leur stockage extérieur au site, devraient s’étaler sur plus de trente ans. Elles constituent la première expérience industrielle de démantèlement d’une usine de retraitement de cette taille. Une première qui justifiait la mise au point de modalités particulières de retour d’expérience afin de tirer les meilleurs enseignements des opérations réalisées, optimiser la suite des travaux et préciser les prévisions à la fois techniques et économiques pour les opérations à venir.
Les enjeux de la déconstruction de la centrale de brennilis
Par Pierre REYNARD, CEA
Chef du Site des Monts d’Arrée
et Eric VILERS
EDF, chef adjoint du site des Monts d’Arrée
Le Commissariat à l’Energie Atomique et EDF ont démarré, en septembre 1997, le chantier de déconstruction de la centrale nucléaire de Brennilis, à l’arrêt depuis 12 ans. A l’exception du bâtiment réacteur, qui fera l’objet d’un aménagement pour attendre le démantèlement final, tous les bâtiments du site seront démantelés et démolis, ce qui constitue une première en France. L’organisation mise en place pour conduire industriellement le chantier avec ses contraintes de sécurité et de sûreté présente un caractère pilote, ainsi que la gestion des déchets qui obéit aux nouvelles règles édictées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. D’où ce double enjeu : faire la preuve de la parfaite maîtrise technique de l’opération, avec le plus haut degré de fiabilité possible, mais, aussi, convaincre que la déconstruction est une étape normale et maîtrisée de la vie d’une centrale.
Démantèlement : l’expérience acquise au CEA
par Philippe HAMMER
Directeur de la gestion des déchets, Commissariat
à l’Energie Atomique
et Jean-Guy NOKHAMZON
Coordonnateur démantèlement, Commissariat
à l’Energie Atomique
Le Commissariat à l’Energie Atomique, depuis sa création en 1945, construit et exploite des installations de types divers. D’où deux conséquences : l’assainissement et le démantèlement constituent à chaque fois une opération particulière; il existe aujourd’hui un parc d’installations à démanteler et qui va croître dans les années à venir. Le bilan des actions menées permet d’ores et déjà d’affirmer que l’expérience accumulée au CEA - et enrichie par le retour d’expérience international et les coopérations bilatérales - permettra au démantèlement, quand le temps sera venu de traiter les réacteurs électrogènes et les usines de retraitement, de devenir une activité industrielle importante.
Questions réglementaires et radioactivité dans le recyclage des ferrailles et des aciers
par Gilbert BAILLET
Coordinateur Qualité Usinor, Direction centrale
des ferrailles et du recyclage
Le contrôle de la radioactivité des ferrailles et des aciers
a été lancé, depuis bientôt 10 ans, à
l’initiative des industriels concernés, sans que, au départ,
le contexte officiel réglementaire et organisationnel ne soit parfaitement
défini, au niveau national comme au niveau européen. Face
au vide réglementaire qui les pénalise, les industriels concernés
attendent au plus vite des Pouvoirs Publics la définition de règles
de conduite qui synthétisent les différentes initiatives
individuelles et leur donnent un cadre officiel.
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Agriculture, monde rural et environnement
Dominique DRON et Jean-Luc PUJOL
Cellule de prospective et stratégie – Ministère
de l’environnement
Impacts potentiels du changement climatique en France au XXI siècle
Premier ministre, mission interministérielle de l’effet de
serre,
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
Paris 1998
Avant propos de Madame Dominique VOYNET,
Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
Proposition pour un renforcement de la sécurité sanitaire environnementale
Rapport au Premier ministre Odette GREZEGRZULA,
Députée de l’Aisne,
André ASCHIERI,
Député des Alpes-Maritimes