EDITORIAL et SOMMAIRE DÉTAILLÉ
par Dominique DRON
Responsable éditoriale de
Responsabilité & Environnement
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Merci Monsieur Bush
par Michel TURPIN
Une interpellation des Européens
pour, derrière le cynisme de la position américaine, les
inciter à voir surtout une bonne dose de réalisme. Et, aussi,
une magnifique occasion de sortir d'une situation bloquée en laissant
à George W. Bush le rôle du vilain.
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L'IMPLANTATION DES INCINERATEURS D'ORDURES MENAGERES
:
dimensions négociées d'un processus
de décision complexe
par Yann Laurans
Economiste, agence de l'eau Seine-Normandie
Isabelle Dubien
Economiste, Asca Paris
et Laurent Mermet
Professeur en sciences de gestion,
département environnement, Engref
La procédure qui préside
à l'implantation d'un incinérateur ne prévoit pas,
en France, de négociations. Et, pourtant mêmes brèves,
tacites, secrètes, elles existent bel et bien et risquent de se
multiplier.
Dès lors, comment s'articulent-elles
dans le processus de décision, quels en sont les enjeux, les règles
ou la dynamique ? Réponse à travers 3 études de cas.
Et les enseignements à en tirer pour améliorer la conduite
des négociations à venir.
MOBILISATION AU FIL DE L'EAU : dix années d’expérience de contrat de rivière en Wallonie
La gestion wallonne de l’eau, essentiellement
sectorielle et basée sur un mode technico-administratif fort, a
montré ses limites en termes d’efficacité environnementale
et de gestion durable. Alors que les difficultés de satisfaire aux
directives européennes sont évidentes, au sein de la Région,
ce mode de gestion ne répond pas aux conflits d’usages de plus en
plus fréquents et aux nouvelles exigences des usagers et de la société
civile de participer à la prise de décision environnementale.
Dans ce contexte, parallèlement à la gestion traditionnelle,
le gouvernement wallon s’est engagé sur la voie des contrats de
rivière.
Le contrat de rivière est un outil
de gestion locale et participative de l’eau. Il s’appuie sur une approche
intégrée qui se décline en un mode consensuel par
l’élaboration et la mise en œuvre d’un protocole d’accord (le contrat)
entre l’ensemble des acteurs publics et privés sur les objectifs
visant à concilier les multiples usages et fonctions de l’eau. Le
contrat se présente sous forme d’un programme d’actions de restauration
des cours d’eau, de leurs abords et des ressources en eau du bassin.
ANALYSE ECONOMIQUE ET DEVELOPPEMENT
DURABLE
DANS LE SECTEUR DES TRANSPORTS
: le rapport Boiteux II
par Luc Baumstark
A la demande conjointe des ministres en
charge de l'environnement et des transports, le Commissariat général
du Plan a actualisé les principales conclusions qu'il avait proposées
en 1994 pour mieux évaluer les projets d'investissement. Cette actualisation
concerne plus particulièrement les valeurs qui avaient été
proposées pour prendre en compte la pollution atmosphérique,
l’effet de serre, l’insécurité routière et le bruit,.
Elle porte également sur la valorisation des gains de temps, qui
prennent une part prépondérante dans l’estimation des projets.
Au delà de ce seul travail d'actualisation, d'autres domaines ont
été explorés comme la congestion ou les effets de
coupure occasionnés par les infrastructures en milieu urbain. Cet
article revient sur chacun de ces dossiers en rappelant les principes fondamentaux
qui ont présidé à cette réflexion et en commentant
les recommandations qui ont été les plus discutées.
Il met en évidence les avancées importantes qui ont été
obtenues tout en expliquant qu'il reste encore nombre d'incertitudes sur
les impacts de certaines nuisances et des interrogations sur la manière
de les valoriser.
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L’EXPERIENCE DU DEBAT PUBLIC INSTITUTIONNALISE
:
vers une procédure démocratique
de décision en matière d’aménagement ?
par Jean-Michel Fourniau
L’article se propose de mettre en lumière
les règles de procédure qui distinguent les forums ouverts
par la Commission nationale du débat public (CNDP), instance créée
par la loi “Barnier” et aujourd’hui renforcée par la nouvelle loi
sur la “ démocratie de proximité ”, et les multiples comités
de concertation mis en place dans d’autres champs des politiques environnementales.
Dans tous les cas, la mise en discussion publique des projets exprime d’abord
un changement dans la nature des conflits : ceux-ci portent aujourd’hui
autant sur la légitimité des projets que sur la manière
de les réaliser. Mais, alors que le fonctionnement des comités
de concertation est clos par l’existence d’un intérêt à
agir commun aux différents protagonistes mis en situation de négocier
l’implantation d’un projet, l’expérience des quatre premiers débats
organisés par la CNDP souligne les potentialités d’un forum
réellement ouvert pour mettre en délibération l’intérêt
général qui s’attache aux enjeux du projet mais pas forcément
à sa réalisation. Un véritable “ débat sur
le débat ”, qui soumet à vérification commune les
règles de la discussion, permet d’instaurer un dialogue contradictoire,
pluraliste et égalitaire entre les participants. Les quatre règles
délibératives dégagées de l’expérience,
celles qu’incarne la commission indépendante chargée d’animer
le débat, constituent l’originalité de la procédure.
La distinction entre décision de connaissance et décision
politique est proposée en conclusion pour préciser les prérogatives
supplémentaires que la loi pourrait confier au tiers organisateur
du débat sans empiéter sur les responsabilités politiques
des décideurs.
LES JARDINS FAMILIAUX : comment
une innovation sociale peut engendrer
des risques pour l’homme et l’environnement
par Ariane Putegnat
Héritiers d’une initiative sociale-chrétienne
de la fin du XIXème siècle, les jardins familiaux font aujourd’hui
l’objet d’un fort regain d’intérêt de la part de la population
urbaine, des élus et des aménageurs. Cette tendance suscite
toutefois une attention croissante en termes de protection de l’environnement
et de risques sanitaires. Etablis dans le tissu urbain, ou en lisière
de ville, ces jardins sont, de par leurs origines, souvent implantés
sur des secteurs au lourd passé industriel. Répondant à
un légitime besoin de contact avec la nature comme à un souci
compréhensible de proximité par rapport aux produits végétaux
consommés, les jardins familiaux sont parfois porteurs d’importants
risques sanitaires liés aux usages passés du sol. Un problème
souvent aggravé par la conjugaison de pratiques fertilisantes et
phytosanitaires peu adaptées. Cet article, à l’appui de quelques
études de cas de la périphérie parisienne, illustre
cette problématique ainsi que les différentes autres mises
en œuvre pour la réduction des risques associés et la préservation
du patrimoine social et urbain représenté par les jardins
familiaux.
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L’EAU DU XXI° SIECLE, OBJET DE TOUTES LES INGENIERIES, MIROIR DE TOUS LES EGOÏSMES….
par Ghislain de Marsily
A l'échelle humaine, l'eau est aujourd’hui
devenue un objet aux mains des ingénieurs. Elle est, ici ou là,
utile ou néfaste, enjeu de pouvoir, source de conflits. Si les civilisations
avaient jusqu’ici su s’accommoder de son abondance ou de sa rareté,
force est de constater aujourd’hui que la croissance démographique,
d’une part, et les changements climatiques programmés, de l’autre,
ont rompu ces équilibres, et qu’il appartient aux ingénieurs
de tenter de les rétablir, en harmonie avec les rapports parfois
fort différents que les diverses civilisations ont établi
avec l’eau. Mais l’eau est aussi un bien des milieux naturels, une nécessité
pour la vie et la diversité des écosystèmes, un dernier
bastion de la nature restée naturelle. Un aspect qui prend progressivement
de plus en plus de place dans les processus décisionnels d’aménagement
mais, là encore, force est de constater que c’est l’ingénierie
des territoires qui aujourd’hui façonne, maintient ou développe
les écosystèmes « naturels ».
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LES RISQUES SANITAIRES LIES AUX DIFFERENTS
USAGES DES FARINES
ET GRAISSES D'ORIGINE ANIMALE ET AUX
CONDITIONS DE LEUR TRAITEMENT
ET DE LEUR ELIMINATION
Avis de l'Afssa en date
du 7 avril 2001
par Michel Turpin
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