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DU DEVELOPPEMENT DURABLE |
par François VALÉRIAN
Rédacteur en chef des Annales
des Mines
Le développement durable
entretient avec la finance des rapports ambigus. Au premier abord, il
est
contraire à la logique des échanges financiers et
commerciaux. Son horizon de
temps, en effet, est très éloigné, alors que le
monde des affaires a une
préférence bien connue pour le présent. De plus,
il gêne ou interdit un certain
nombre d’activités économiques rentables, au motif que
ces activités menacent
l’équilibre à long terme de la planète ou de
l’espèce.
Il en résulte un besoin de
gouvernance, pour que cette dynamique financière produise des
effets positifs.
Les pouvoirs publics, l’Europe, les instances supra-nationales, doivent
donner
les indications réglementaires et fiscales nécessaires
à l’orientation des
capitaux vers les projets ou activités réellement
porteurs de développement
durable pour nos sociétés. La financiarisation du
développement durable est une
opportunité d’accélération, mais c’est aussi un
défi à relever pour toutes les
instances porteuses du discours environnemental : elles doivent
être à la
hauteur des passions qu’elles ont suscitées.
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