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PARCOURS D’UN GRAND BANQUIER D’AFFAIRES
Entretien avec DICKRAN INDJOUDJIAN
Par Bernard COLASSE
Université de Paris - Dauphine
et Francis PAVE
Centre de Sociologie des organisations
Quand on est polytechnicien, comment passe-t-on d’un
petit service de recherche des PTT au conseil d’administration de RTL ?
Comment passe-t-on de la mise au point de missiles
sol-air aux concentrations d’entreprises dans le secteur des assurances
?
On passe trente-cinq ans au sein de Paribas, l’un
des acteurs les plus prestigieux et les plus influents de la banque d’affaires
à la française.
C’est ce que va faire Dickran Indjoudjian, féru
de recherche opérationnelle et co-fondateur, avec Jacques Lesourne,
de la SEMA. Cette longue carrière au cœur du " mécano industriel
de l’Etat " fait de lui le témoin privilégié du développement
de l’économie française tout au long des Trente Glorieuses.
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LES ENJEUX DE LA LOGIQUE COMPETENCE
Par Jean-Pierre DURAND
Directeur du Centre Pierre Naville
– Université d’ Evry – Val d’Essonne
La notion de compétences fait débat
: habits neufs du taylorisme le plus opportuniste ou symbole d’un nouvel
humanisme industriel ?
Soumission de la subjectivité du salarié
au risque d’une qualité devenue totalitaire, ou investissement maîtrisé
de ses talents au regard d’objectifs négociés et consentis
?
Manipulation à laquelle ne peut répondre
que la simulation ou libération d’un potentiel d’initiative naguère
bloqué, nié, contredit ?
Enfin, pour tout dire, dernier avatar en date du
capitalisme le plus classique ou évolution sociétale majeure?
Dans les deux articles qui suivent, deux sensibilités s’affrontent,
incarnées par des auteurs que leur rapport à l’histoire du
monde du travail sépare.
Les mots sont parfois vifs, mais leur sincérité
et leur souci de comprendre, face à l’ambivalence d’un concept non
encore apprivoisé, les rapproche. Un bel et bon débat, donc
!
SUR LA QUESTION DE LA COMPETENCE
Réponse à Jean-Pierre DURAND
Par Philippe ZARIFIAN
Directeur de recherches au LATTS,
Ecole Nationale des Ponts et Chaussées
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JEUX ET ENJEUX D’UN REENGINEERING
DANS UN ORGANISME DE PRÊT SOCIAL
Par Annie CORNET
Université de Liège
(Belgique)
et Anne-Marie DIEU
Université de Liège
(Belgique)
Comment optimiser l’organisation en réalisant
un diagnostic et une optimisation de ses processus transversaux ?
De quel poids les phases de diagnostic et d’élaboration
des solutions pèsent-elles dans le déroulement des projets
de restructuration ?
En questionnant l’apparente rationalité des
premières phases d’un réengineering mené au sein d’un
organisme de prêt social, les auteurs montrent qu’elles constituent
bien des moments-clés dans l’appropriation du projet de changement
par les acteurs concernés.
LA PARTICIPATION A UN PROJET
Modalités, antécédents et
conséquences
Par Hédia ZANNAD
ESC Rouen
Le développement de la gestion par projet
permet, indubitablement, d’améliorer les performances économiques
des entreprises, mais il entraîne aussi des problèmes d’ordre
socio-organisationnel.
Alors, qui sont les gens qui font vivre les projets
?
Nouveaux preux de l’industrie ou vieux briscards
des ateliers ?
Hédia Zannad part à leur rencontre
chez Renault, là où ils ont conçu la Twingo, premier
véhicule à avoir été développé
selon ces nouveaux principes.
Quelques années plus tard, alors que se prépare
le lancement de la Laguna II, comment les hommes se sont-ils appropriés
ce mode de gestion ?
Comment vivent-ils, au quotidien, ces nouvelles
relations de travail ?
Quelles nouvelles identités ses sont-ils
forgées, entre métier et projet ?
Petit retour sur l’avenir d’un mode d’organisation…
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LA GUERRE DU THON
Ou
l’art d’élever les coûts des concurrents
par l’intégration verticale
Par Patrice GUILLOTREAU
Université de Nantes
et Frédéric LE ROY
Université de Nantes
La prise de contrôle d’un fournisseur par deux
entreprises est-elle fondée sur la seule volonté de nuire
aux concurrents ?
Certains travaux récents le pensent et tentent
de montrer que la décision d’intégration verticale est fondée
sur la seule volonté de nuire aux concurrents.
Pourtant dans le secteur de la conserve de thon,
le motif d’une telle intégration semble résider dans la volonté
de réussir un plan de développement des capacités
de production.
Ne pourrait-on, alors, observer des phénomènes
similaires dans des secteurs d’activité comparables, c’est-à-dire
pour lesquels une incertitude structurelle pèse sur l’approvisionnement
en matières premières?
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A propos de l’ouvrage collectif,
" Encyclopédie de comptabilité, contrôle de gestion
et audit "
Sous la direction de Bernard COLASSE
Edition Economica, Paris 2000
Par Frédérique PALLEZ
Centre de gestion scientifique
- Ecole des mines de Paris
LA QUALITE NOUVELLE AMBITION GESTIONNAIRE ?
A propos de l’ouvrage collectif
" The quality imperative. Measurement and management of quality in healthcare
"
Coordonné par John Kimberly
et Etienne Minvielle
Imperial College Press, 2000
Par Olivier LENAY
Centre de gestion scientifique
- Ecole des mines de Paris
VASTES SYNTHESES THEORIQUES
ET PETITS DETOURS DIDACTIQUES
A propos de l’ouvrage de Mary jo
Hatch " Théorie des organisations : de l’intérêt de
perspectives multiples "
De Boeck Université, 1999
Par Vincent CALVEZ
Docteur en gestion, Professeur
ESSCA-Angers
et Alain GUENETTE
Assistant, HEC-Lausanne
EXTREMES UNILATERAUX
ET EXTREMES BILATERAUX
A propos de l’ouvrage de Daniel
Zajdenweber, " Economie des Extrêmes "
Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Flammarion
2000
Par Dominique JACQUET
Nanterre
ET SI DESCARTES S’ETAIT TROMPE ?
A propos du livre Ekeland " Le meilleur des mondes possibles. Mathématiques et destinée "
Par Claude RIVELINE
Ecole des mines de Paris
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HENRI FAYOL ET LA RECHERCHE-ACTION
Par Jean-Louis PEAUCELLE
Professeur à l’IAE de Paris
En 1900, Henri Fayol, pour la première fois, invitait à une réflexion inductive sur les questions administratives. A ses débuts le fayolisme, tout comme le taylorisme, la démarche concurrente se veut scientifique et expérimental. Il se fixe pour objectif de construire sa doctrine à partir des faits.
De cette approche, il reste des traces dans les écrits
de l’époque. Leur analyse permet de comprendre les raisons de l’échec
du fayolisme. Cette tentative éclaire, aujourd’hui encore, les risques
de la recherche action.
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DIRIGER DES THESES DE " TERRAIN "
Par Michel BERRY
Directeur de Recherche au CNRS
Une thèse de terrain ne devrait-elle pas défendre
des idées, en se nourrissant d’une forte implication dans une ou
plusieurs organisations, et produire des résultats nouveaux qui
interpellent l’opinion autant qu’ils enrichissent le savoir théorique
?
La difficulté est que le terrain ne se laisse
pas observer sans imposer de fortes contraintes.
Le rôle du directeur de thèse est alors
de soutenir fermement le thésard face aux périls variés
qui le guettent jusqu’à la soutenance finale et même après.
Mais les thèses à idées sont-elles bien… académiques
?
DIRIGER DES THESES DE " TERRAIN "
UN COMMENTAIRE
Réponse à Michel BERRY
Par Raymond-Alain THIETARD
Université Paris-Dauphine
et Essec