Par Dominique DRON
Responsable éditoriale de
Responsabilité & Environnement
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Par Lionel STOLERU
Conseil Général des
Mines
L’outil d’une démocratie adulte pour lutter contre les excès de la science et du marché.
UN RAPPORT AU PREMIER MINISTRE DE PHILIPPE KOURILSKY ET GENEVIEVE VINEY – 29 NOVEMBRE, 1999
Par Michel TURPIN
Vice-Président – Erap
Une introduction qui précise les contours conceptuels du principe de précaution ; une première partie en 3 chapitres, " le principe de précaution en situation ", qui décrit le contenu pratique du principe puis sa mise en œuvre pour terminer avec le cas des OGM ; une seconde partie qui traite des aspects normatifs et judiciaires ; des annexes, enfin, qui donnent à voir ce que devient le principe confronté au réel. Au total, un rapport précieux parce qu’il aborde les principaux points soulevés par la définition et l’application du principe ; parce qu’il souligne les difficultés fondamentales que la société doit avoir le courage d’affronter ; parce que, loin de conclure par des affirmations péremptoires, il ouvre des portes, suggère des procédures, insiste sur la nécessité du débat et l’acceptation par chaque partie d’une part de responsabilité.
COMMENT ABORDER LES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX DANS L’ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE ?
Par Paul-Henri BOURRELIER
Comité de la prévention
et de la précaution
LA POSITION DU MEDEF SUR LE PRINCIPE DE PRECAUTION
MEDEF
Il existe aujourd’hui, pour le Medef, une tentation
d’appliquer le principe de précaution même dans les cas où
la seule prévention s’impose et d’en exiger une interprétation
maximaliste. Sans se soucier des graves interrogations qu’il soulève
pour la société en général et pour les entreprises
en particulier. Face à ce risque de banalisation, et après
avoir précisé que cette notion politique nouvelle de portée
générale comporte toutefois un certain nombre de limites,
l’organisation patronale souhaite attirer l’attention sur les conséquences
excessives d’une telle orientation : frein au développement économique
et social, bouleversement du droit de la responsabilité civile.
Pour conclure, elle propose un certain nombre de recommandations à
destination des entrepreneurs pour une application constructive du principe
de précaution.
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ON NE FAIT PAS D’ECO-CONCEPTION SANS LE SAVOIR
:
LE DISCOURS SUR LA METHODE
Par Jean-Paul VENTERE
Chargé des écoproduits
et de l’éco-conception au ministère de l’Aménagement
du Territoire et de l’Environnement
LES TAXES ENVIRONNEMENTALES, UN CHALLENGE DANS LA COMPETITION EUROPEENNE : L’EXEMPLE FRANÇAIS
Par Alain BREST
Masters Consultants
La France s’est dotée il y a peu d’un nouvel
instrument fiscal afin de compléter l’ensemble de son arsenal environnemental
et fiscal, la taxe générale sur les activités polluantes
(TGAP). L’objectif : inciter les industriels à prendre en compte
la dimension environnementale, par l’internalisation, notamment, de certains
coûts environnementaux. Problème : il existe un doute sur
les motivations qui ont conduit à la mise en place de ce dispositif
et sur son efficacité environnementale : la TGAP, loin de s’inscrire
dans une logique européenne répond plutôt à
une logique budgétaire franco-française, faisant de la fiscalité
écologique une ressource supplémentaire plutôt qu’un
instrument de lutte contre la pollution. D’où le souhait des industriels
français de mettre en place une véritable politique environnementale
qui tienne compte d’une logique industrielle ou du moins d’une logique
" vie du produit " et non pas seulement d’une approche budgétaire
du problème.
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REDUIRE LES EFFETS EXTERNES
DES TRANSPORTS SUR L’ENVIRONNEMENT
Par Philippe DOMERGUE
Conseil supérieur du service
public ferroviaire
Scientifiques et économistes cernent de mieux en mieux le rôle des transports dans l’économie et leurs impacts sur l’environnement. Ils mesurent de plus en plus précisément les effets externes à l’économie marchande que la collectivité est seule à supporter : congestion, insécurité, pollutions, bruit… Ces effets, tous négatifs, sont encore trop souvent sous-évalués en Europe et tout spécialement en France. Alors que les dernières études européennes les chiffrent à 10% du PIB pour l’Europe de l’Ouest. Et que les progrès dans l’évaluation permettent désormais une lutte plus efficace ( ce qui se mesure peut se réduire) en fournissant des repères indiscutables et des outils économiques plus pertinents que les outils réglementaires ou normatifs. Reste à mettre en œuvre ces instruments économiques en évitant 2 écueils : une tarification a minima et une approche comptable qui perdrait de vue que l’objectif final n’est pas de faire payer mais de réduire les nuisances environnementales.
AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT : UNE INTEGRATION DELICATE
Par Caroline LONDON
Docteur en droit – avocat à
la Cour
Concilier politique agricole commune et protection de l’environnement, c’est le souci désormais affiché par les autorités tant européennes qu’hexagonales. Quels sont – et quels étaient – les termes du débat ? Historique. La Pac remonte aux débuts des années 60, à l’époque où l’Europe souffrait d’un déficit de production agricole. Le souci de la protection des espaces naturels, lui, à la fin des années 70. Progressivement – réformes de 1992 et 1999, natura 2000 – la Pac a été amenée à intégrer la protection des espaces verts. En France, le bilan de l’intégration est encore négatif mais devrait s’inverser avec les nouveaux contrats de Plan Etat- régions qui retiennent le développement durable, puis l’introduction, dans le cadre de la loi d’orientation agricole, des contrats territoriaux d’exploitation. En Europe comme en France, la compétitivité demeure l’enjeu essentiel et les nouvelles réformes heurtent souvent les habitudes d’un monde conservateur ; mais, en Europe comme en France, le souci d’une agriculture durable est désormais reconnu par les pouvoirs publics.
LE NECESSAIRE EQUILIBRE ENTRE CITOYENS ET INSTITUTIONS EUROPEENNES : L’EXEMPLE DE LA VACHE FOLLE
Par Cécilia TEJEDOR
Chef de la division développement
industriel Drire Centre
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SITE ET SOLS POLLUES : DEGAGER DES FINANCEMENTS ET CLARIFIER LES RESPONSABILITES
Par Pierre LUBEK
Inspecteur général
des Finances
Traitée trop tard, et avec un arsenal juridique
inadapté, la question de la remise en état des sols pollués
aboutit souvent à des impasses. Pourtant, des mesures simples permettraient
de dégager en temps utile les financements des entreprises, et de
clarifier les responsabilités des parties prenantes, exploitants,
anciens exploitants, et propriétaires. Premier axe, des mesures
pour anticiper, inciter à la prévention et intégrer
la gestion des passifs environnementaux des sols dans le cycle de production
des entreprises.
Deuxième axe, clarifier le droit applicable
: combler les lacunes de la loi de 1976 au regard de la responsabilité
de remise en état des sites ; clarifier le statut du passif environnemental
en cas de procédure collective ; mieux définir le niveau
d’exigence des objectifs de dépollution. Troisième et dernier
axe, faire évoluer certains concepts législatifs et laisser
un espace à une démarche de partenariat, dans une vision
élargie d’aménagement du territoire.
LA POLITIQUE FRANÇAISE EN MATIERE DE SITES ET SOLS POLLUES
Par Emmanuel NORMANT
Chef du bureau de la pollution
des sols et des pollutions radioactives
Une politique en cours d’élaboration qui tend à privilégier la prévention.
APRES LE MONT-BLANC QUELLE SECURITE POUR LES TUNNELS FRANÇAIS ?
Par Christian KERT
Député des Bouches-du-Rhône
Rapporteur de l’OPECST
Réalisé à la suite de plusieurs
accidents dramatiques, dont celui du tunnel du Mont Blanc en mars 1999,
le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques
et technologiques avait pour objet de déterminer les moyens à
mettre en œuvre pour améliorer la sécurité des tunnels
routiers et ferroviaires en France.
Première étape, le constat : si le
parc ferroviaire est relativement sur en dépit de certaines insuffisances
qui devraient être corrigées d’ici fin 2001, l’état
des lieux est beaucoup moins rassurant du côté des tunnels
routiers. Le rapport estime à 65% la proportion des tunnels routiers
exigeant des travaux dont un bon nombre que la vétusté et
l’inadaptation à la croissance du trafic rendent inaptes à
assurer la sécurité minimale des usagers. D’où 3 grandes
séries de propositions pour améliorer la sécurité
et tendre vers un niveau de risque acceptable : apporter des aménagements
indispensables aux tunnels, compléter la réglementation sur
le transport des matières dangereuses et repenser la politique du
tout routier.
Par Jean-François
RAFFOUX
Ineris
Des préconisations de bon sens mais qui privilégient le court terme, faute d’une analyse systémique du tunnel et de son environnement.-