LES ANNALES DES MINES
REALITES INDUSTRIELLES - 2005 - II


Quel avenir pour la coopération scientifique bilatérale ?

 
Sommaire détaillé

Mosaïque et miroir

par Claude Trink
 
Ingénieur général des Mines


Les enjeux

UNE COOPERATION SCIENTIFIQUE ET DE RECHERCHE
FACE AUX DEFIS DE LA GLOBALISATION

par Christian Thimonier
Sous-Directeur de la Coopération sicientifique et de la Recherche
Ministère des Affaires étrangères (DGCID)

Il importe que la France tienne son rang et accompagne pleinement l’impressionnante et foisonnante croissance de la science mondiale, au sein de laquelle surgissent sans cesse de nouveaux partenaires. Le Quai d’Orsay s’y emploie.


LE BILATERAL ET LE MULTILATERAL EN COOPERATION
SCIENTIFIQUE INTERNATIONALE : L’UN NE VA PAS SANS L’AUTRE

par Pierre Paul Baskevitch,
Direction des Relations internationales, Ministère de la Recherche (DRIC)

 A-t-on réellement besoin de 25 politiques nationales de recherche ? Et de quelques centaines de coopérations scientifiques bilatérales croisées ? Peut-être pas, mais il serait imprudent de vouloir charger l’Union européenne de tout.


LE 7e PROGRAMME CADRE DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT
TECHNOLOGIQUE (PC7)

par Alain Quévreux
Chef du service Europe,
Association nationale de la recherche technique (ANRT)

L’ambition intergouvernementale, le défi de la recherche aux frontières de la connaissance et l’enjeu de l’innovation industrielle forment les trois piliers du 7e programme cadre de recherche et de développement technologique. Ce que l’euro a réussi dans le domaine monétaire, le PC7 tente de le réussir dans la construction de l’espace européen de la recherche : un rééquilibrage mondial fondé sur une ambition collective.


LA COOPERATION INTERNATIONALE DANS L’INDUSTRIE PETROLIERE :
PRET A PORTER OU HAUTE COUTURE ?

par Claude Jablon
Directeur scientifique, Total

Les caractéristiques particulières de l’industrie pétrolière – très lourds investissements, relativement faible intensité salariale – lui font préférer les partenariats spécialisés, avec d’autres pays développés, aux grands réseaux multinationaux développés par les industries à fort taux de main d’œuvre comme l’électronique ou l’informatique.


Les dispositifs transverses

 
LES PROGRAMMES D’ACTIONS INTEGREES

par Bastiaan de Laat et Katharina Warta
Technopolis France

Une évaluation des programmes d’actions intégrées (PAI) montre que des investissements relativement légers dans la mobilité internationale entre équipes de recherche peuvent avoir des conséquences tout à fait bénéfiques, à la fois sur la création de liens entre équipes, mais aussi entre administrations des différents pays : projet bilatéral, un PAI est souvent un premier pas vers un projet européen. Une ombre au tableau : la gestion implique trop d’acteurs du côté français.


Les outils de la coopération européenne et internationale du CNRS

par Minh-Hà Pham-Delègue
Responsable de la zone Asie-Pacifique

Anne d’Albis
Responsable des relations européennes

Claire Giraud
Responsable des Amériques

et Jean-Luc Clément
Directeur des relations européennes et internationales du CNRS

 Le CNRS a des objectifs géostratégiques qui concernent tant les pays industrialisés que les pays émergents. Le CNRS a conclu des accords bilatéraux dès le début des années 50. Il favorise aujourd’hui la mise en œuvre d'actions de coordination grâce à des groupements de recherche européens et internationaux (GDRE / GDRI) et à d’actions structurantes dont les plus avancées sont les UMI (Unités mixtes internationales).


ARIEL, UN OUTIL ORIGINAL DE COOPERATION INTERNATIONALE

par Jacques Lévy
Directeur honoraire de l’Ecole des Mines de Paris,
Président d’honneur de la Conférence des Grandes Ecoles,
Président d' ARIEL

Depuis plus de vingt ans, la Conférence des grandes écoles, puis l’association Ariel ont suscité et accompagné environ 270 projets de coopération internationale de recherche impliquant des partenaires industriels. Des réseaux efficaces ont été mis sur pied. La majorité des projets concerne l’Amérique du Nord, mais l'intervention d'Ariel dans d’autres pays comme Israël, la Suède, le Mexique, la Corée, a marqué une augmentation sensible des coopérations.


Des exemples de coopération bilatérale


 
L’ASSOCIATION GENERALISTE ENTRE LA SUEDE ET LA FRANCE

par Erik Sandewall
Professeur à l’université de Linköping (sciences informatiques),
Président du Conseil scientifique de l’INRIA

et Bertil Aronsson,
Professeur (sciences des matériaux),
Ancien Vice-Président de l’Académie Royale Suédoise des Sciences,
Ancien Président de la Fondation pour la recherche stratégique (SSF)

 
Créée en 1967, l’Association franco-suédoise pour la recherche (AFSR), qui a participé à l'organisation de plus de 180 manifestations, contribue efficacement à la fécondation réciproque des travaux scientifiques et techniques dans les deux pays. Au-delà, elle illustre parfaitement le rôle d’une institution bilatérale dans le processus actuel de mondialisation.


Une association avec priorité sectorielle
 entre la France ET LA
Finlande

par Marie Aronson
Attachée scientifique et de coopération universitaire, Ambassade de France

et Pekka Silvennoinen
Président d’Association franco-finlandaise

Depuis deux siècles les Finlandais sont présents sur la scène scientifique internationale. Un accord de coopération culturelle et scientifique entre la France et la Finlande a été signé en 1970. L'association franco-finlandaise pour la recherche scientifique et technique (AFFRST), forte de ses 32 ans d’ancienneté, agit en tant qu’initiateur et catalyseur pour la réalisation de projets franco-finlandais et de colloques scientifiques.


La Fondation franco-norvégienne pour la recherche
scientifique et technique et le développement industriel

Finn A. Hvistendahl
Président de la Fondation franco-norvégienne

Encadré de Claire Tutenuit
Administrateur de la Fondation

Encadré de Daniel Decroocq
Secrétaire général de la Fondation

Les relations industrielles entre la France et la Norvège sont dominées par l’importance de la fourniture de gaz naturel norvégien à la France. La Fondation franco-norvégienne pour la recherche scientifique et technique et le développement industriel (FFN) a vocation à les rééquilibrer. Axée d’abord sur les projets pétroliers, elle se consacre aujourd’hui surtout aux entreprises petites et moyennes et aux nouvelles technologies


TROIS INSTRUMENTS DE COOPERATION SCIENTIFIQUE FRANCO-ITALIENNE

par Jean-Claude Arditi
Secrétaire général adjoint, AFIRIT,
ancien Conseiller pour la science et la technologie,
et Jean Favero
Conseiller pour la Science et la technologie,
Ambassade de France à Rome

La coopération scientifique bilatérale franco-italienne repose sur trois outils : les initiatives publiques (avec des programmes de recherche comme Galilée), l’Université franco-italienne, qui regroupe l’ensemble des universités françaises et italiennes et, enfin, l’Association franco-italienne pour la recherche industrielle et technologique, créée en 1988 sur initiative gouvernementale et soutenue à la fois par le secteur public et le secteur privé pour favoriser les partenariats bilatéraux dans le contexte européen.


LE CEFIPRA : UN OUTIL EXCEPTIONNEL AU SERVICE DE LA COOPERATION
 SCIENTIFIQUE ENTRE L’INDE ET LA FRANCE

par P.S. Mony,
Secrétaire général du CEFIPRA
(Centre indo-français pour la promotion de la recherche avancée)

Le Centre indo-français pour la promotion de la recherche avancée, né le 9 septembre 1987, soutient des projets de recherche fondamentale et appliquée. Le rôle joué par les membres du Conseil scientifique, depuis la phase d’évaluation d’un projet jusqu’à son évaluation finale détaillée, avec un suivi étroit en cours de réalisation, a largement contribué à la qualité et à l’efficacité de la mise en application de chacun des projets


LE CONSEIL PASTEUR-WEIZMANN, FLEURON DE LA COOPERATION
SCIENTIFIQUE ENTRE LA FRANCE ET ISRAËL

par Michel Goldberg
Professeur à l‘Institut Pasteur,
Président du Conseil d‘administration du conseil Pasteur-Weizmann

Depuis trente ans, le conseil Pasteur-Weizmann suscite et soutient d'intenses collaborations entre chercheurs de deux prestigieux instituts de recherche dans leur lutte contre la maladie et pour l'universalité de la science. Comment cette institution citée dans le monde entier comme exemple d'une collaboration scientifique internationale réussie est-elle parvenue à établir un jumelage si durable et efficace malgré les tensions politiques entre la France et Israël ?


LA COOPERATION SCIENTIFIQUE ET LA CHINE EST-ELLE EN PHASE
AVEC LES EVOLUTIONS CONSIDERABLES DE CE PAYS ?

par Jean Dercourt
Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences

Professeur émérite de l’Université Pierre et Marie Curie, Paris
et Claude Trink, Ingénieur général des Mines,
Président-directeur général de Sofirem (Charbonnages de France)

Un véritable élan a été donné à la coopération scientifique franco-chinoise à partir de1991 avec l’élaboration d’un Programme de recherches avancées (le PRA). Les échanges de chercheurs ont permis par la suite la création de laboratoires conjoints. Aujourd’hui, plusieurs entreprises françaises ont ouvert des centres de recherche en Chine : France Télécom, Thomson, Alcatel, Schlumberger, BioMérieux…Face à des évolutions si rapides, on peut se demander si le dispositif français de coopération est en phase avec la situation actuelle de la Chine.

 

Deux cas d’application de la coopération scientifique

UN EXEMPLE DE COOPERATION SCIENTIFIQUE AVEC L’ALLEMAGNE : L’AERONAUTIQUE

par Denis Maugars
Président Directeur général
Office National d’Etudes et de Recherches Aérospatiales, ONERA

et Hervé Consigny

Directeur des Affaires internationales, ONERA

Au fil des années, les réalisations de coopération entre les établissements français et allemands de recherche nationaux en aéronautique (Onera et DLR), partenaires depuis bientôt trente ans, n’ont cessé de progresser. Toutefois, un soutien actif des administrations nationales, voire une initiative de nature politique, se révèlent désormais indispensables pour mettre en place une authentique communauté de recherche européenne dans ce secteur.


LA COOPERATION FRANCO-BRITANNIQUE DE LA RECHERCHE
EN APPUI AUX POLITIQUES PUBLIQUES DE L'ENVIRONNEMENT

par Eric Vindimian
Chef du service de la recherche et de la prospective
Ministère de l'Ecologie et du Développement durable

La recherche sur l’environnement est essentielle pour créer les conditions d’un développement durable. Les responsables français et britanniques des politiques publiques de l'environnement se sont attachés à développer ce type de recherche en appui aux politiques publiques : leur coopération est axée sur l’évaluation des connaissances, la prospective et la coordination européenne des programmes.

 

 Retour sommaire