n°72 Juin 2003
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par Pascal LEFEBVRE
Secrétaire général
du Comité de rédaction
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REALITES MECONNUES GROUPES MAFIEUX OU RÉSEAU
VERTUEUX
LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION DANS UNE ENTREPRISE
D'ARGENTINE
par Philippe d'Iribarne
Gestion & Société - CNRS
En Argentine, pays développé malmené
par une crise économique et morale sans précédent,
la question de l'éthique se pose avec une acuité particulière.
La société argentine, rongée par la corruption, manque,
semble-t-il, de normes pratiques, portées par les mœurs et par la
loi, qui lui fournissent une conception acceptable du bien et du mal. Chacun
est alors tiraillé entre des références morales qui
incitent à être honnête et l'appartenance à des
groupes d'amitié dont les rapports à l'extérieur sont
régis par une combinaison de défense peu scrupuleuse des
intérêts communs et de loi du silence. Pour asseoir son développement,
la filiale locale d'une grande entreprise française va alors devoir
travailler à aider ses membres à surmonter ces tiraillements
et ces doutes.
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LA MÉDIATION, UNE COMPÉTENCE INGÉRABLE ?
par Damien Collard - CRG
Pour les théoriciens de l'apprentissage organisationnel,
l'organisation est apprenante quand les croyances, les valeurs et les idéologies
qui structurent les représentations individuelles et collectives
sont remises en cause et quand les membres de l'organisation sont en mesure
de procéder à une évaluation des prémisses
qui servent de base à leurs décisions. Mise à l'épreuve
des faits dans le cadre d'une étude demandée par la SNCF
sur les effets du programme " Nouveaux services - Emplois jeunes ", cette
théorie s'est confortée par un certain nombre de répercussions
positives sur l'organisation et ce, au niveau tant des croyances des différents
acteurs que de leurs pratiques de gestion.
INSTILLER L'ESPRIT D'ENTREPRENDRE DANS LES GRANDES
ENTREPRISES ET LES ORGANISATIONS
AUTO ADMINISTRATION D'UNE POTION MAGIQUE
OU D'UN BOUILLON DE CULTURE ?
par Alain FAYOLLE
Maître de Conférences - CERAG - EPI - INPG - ESISAR
D'abord, le concept d'intrapreneuriat met en jeu
des valeurs : sens du risque, responsabilité, volonté de
changement. Il valorise ensuite des comportements : acceptation des risques,
prise d'initiatives et de responsabilités, travail en équipe.
Il prône enfin des mises en situation spécifiques : essaimage,
start-up internes, projets, etc. Mais qui transmettra ces valeurs et attitudes
? Comment préparer ceux qui souhaitent vivre ces situations entrepreneuriales
? Comment développer les bons comportements, de façon cohérente
et sans provoquer de rupture ou d'exclusions ? Rien ne peut remplacer la
multiplication des rencontres et des échanges avec des créateurs
d'entreprise, répond l'auteur…
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DE LA DIFFICULTÉ DE POPULARISER EN INTERNE
UNE EXPÉRIENCE PILOTE RÉUSSIE
par Jean-Pierre SEGAL
Gestion & Société
Admiratifs de nos réalisations technologiques
et de nos grands projets, nos voisins européens sont simultanément
surpris de constater que cette avant-garde moderne cohabite avec ce qu'ils
perçoivent comme autant d'archaïsmes : pourquoi donc les réussites
les plus exemplaires, qui ailleurs valent à leurs auteurs admiration
et reconnaissance, suscitent-elles chez nous plus souvent aigreur et scepticisme
qu'incitation dynamique à s'en inspirer ? L'entreprise étudiée
dans cet article illustre ainsi une situation que les défenseurs
de la modernisation du service public regarderont comme paradoxale : écartelée
entre le refus viscéral de certains de ses agents de discuter des
aspects positifs d'une expérience-pilote et succès éclatant
de cette même organisation, construite sur les compétences
de ses personnels et sur leur capacité à s'investir dans
une démarche novatrice, qu'en est-il de son devenir ? Serions-nous
une fois de plus placés devant une de ces bizarreries hexagonales
qui suscitent, hors de France, une vraie perplexité ?
OCEANO VOX
À propos du livre de Richard
Henry Dana :
L'INDUSTRIE EN QUÊTE D'ARCHITECTES
À propos du livre d'Annabelle
Gawer & Michael A. Cusumano :
L'EMPIRE DES CONTREMAÎTRES
À propos du livre de Philippe
Lefebvre :
RÉTABLIR LA CONFIANCE ENTRE ENTREPRISES
ET INVESTISSEURS
À propos du livre de Jean-Yves
Léger :
" Deux années sur le
gaillard d'avant ",
traduction et présentation
de Simon Leys, ,
Paris, Payot & Rivages,
collection Petite Bibliothèque Payot / Voyageurs 2002 (637
pages)
par Hervé LAROCHE ESCP-EAP
" Platform Leadership : how
Intel, Microsoft, and Cisco drive industry innovation ",
Cambridge, Mass., Harvard Business School Press, 2002
par Blanche SEGRESTIN, ENSMP
" L'invention de la grande entreprise.
Travail, hiérarchie, marché
(France, fin XVIIe - début
XXe) ",
Presses Universitaires
de France -
PUF, coll. Sociologies,
Paris, 2003 (310 pages).
par Éric GODELIER,
École Polytechnique
" La communication financière
: bâtir et mettre en œuvre
une stratégie de communication
financière ",
Paris, Éditions
DUNOD, mars 2003
par Dominique JACQUET,
Paris X Nanterre
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AVEZ-VOUS LU FRANÇOIS CHADEAU ?
LE PARCOURS DE MARCEL DASSAULT REVISITE
par Michel Villette - ENSIA
L'entre-deux guerres a vu émerger quelques
grandes figures du monde des affaires qui se sont épanouies dans
les années 50-60 et ont marqué le développement du
capitalisme français moderne. Au rang de ces hommes d'affaires érigés
en véritables mythes de la réussite individuelle, on pourrait
citer Marcel Bleustein Blanchet, inventeur de la publicité moderne
ou Sylvain Floirat, fondateur d'UTA reconverti dans les médias.
Mais une figure, sans conteste, s'impose à toutes les autres : celle
de Marcel Dassault, pionnier de l'aéronautique, rescapé de
Buchenwald, bâtisseur d'empire industriel et politicien atypique.
François Chadeau en retrace le parcours dans un ouvrage de référence
en matière d'écologie des populations d'entreprises, que
l'on se doit d'avoir lu, nous dit Michel Villette.
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QUE DEVIENT LE TRAVAIL COLLECTIF DANS DES GROUPES
ENTRECROISÉS ET TRANSITOIRES ?
UNE ANALYSE SIMMELIENNE
par Régine Bercot & Frédéric
de Coninck,
directeurs d'études,
LATTS
La plupart des travaux sociologiques (et ergonomiques)
concernant la coopération dans le travail ont surtout mis l'accent
sur des coopérations au sein d'équipes de travail stables
et entre des intervenants familiers les uns des autres. Que penser, alors,
du devenir des équipes de travail et de leur mode de travail collectif
alors que les cercles où les salariés interviennent se multiplient
et s'entrecroisent considérablement, aujourd'hui ?
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