n°88 Juin 2007
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par Pascal LEFEBVRE
Editorialiste
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CULTURE
ET RELATIONS DE
POUVOIR :
UNE ANALYSE LONGITUDINALE DU
GROUPE EADS
L’équilibre des rapports de
force résiste-t-il aux fusions internationales ? La
création d’EADS, en
2000, symbolisait l’entente économique parfaite entre la France
et
l’Allemagne : direction bicéphale, parité
actionnariale et principe de
symétrie scrupuleusement respectés, tout était
pensé pour assurer la pérennité de
ce modèle d’équilibre européen. Six ans
après, on ne peut que constater un
véritable cafouillage dans cette conception fusionnelle de
l’Europe. Quelles
forces centrifuges ont fait exploser ce bel ensemble ?
L’équilibre des
rapports de pouvoir n’a pas résisté aux valeurs de
référence de chacun des deux
peuples. Et la dispersion géographique n’a fait que renforcer
les modes de
pensée « nationaux ».
par
Antonio GONZALEZ ALVAREZ
Docteur en Aménagement
et Urbanisme
de l'Ecole Nationale des Ponts et
Chaussées,
Chercheur associé au
Laboratoire Techniques,
Territoires et
Sociétés (CNRS, ENPC, Université de
Marne-La-Vallée)
Cet article
aurait pu
s’intituler : « Leçon à l’usage de ceux
qui veulent faire passer des
idées publiques innovantes ». C’est un
véritable cours de stratégie que
nous donne l’auteur dans sa présentation du succès puis
de l’échec de Mobilien,
projet qui consistait à renforcer le réseau de bus en
Ile-de-France :
s’imposer dans un comité qui se révèlera
essentiel, au nom d’un intérêt général
supérieur, profiter d’un texte initial ambigu, coller à
la vision du monde
émergente : « la mobilité
durable ». Oui, mais voilà, à ne pas
vouloir intégrer des arguments des opposants (favorables
à la voiture
individuelle), à n’avoir pas fait participer des acteurs
clé (les élus, les
techniciens), mais surtout à ne pas s’être appuyé
sur un pilotage de projet
fort pour ne pas renoncer à certains objectifs de base, ce fut
un échec.
Innovation et concertation ne vont pas forcément ensemble,
gouvernance et
pilotage non plus : il faut savoir renoncer au consensus, mais
dans le
cadre d’une « démocratie
représentative » !
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LA
SURVEILLANCE DES
COMPTABLES EN FRANCE
(FIN DU XVIIIe SIECLE
–ENTRE-DEUX-GUERRES) :
LE PASSE
DUNE NECESSITE ILLUSOIRE
par
Pierre LABARDIN
LOG (Laboratoire
Orléanais de Gestion)
Université d'Orléans)
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CANDIDE AU PAYS DES
COMPTABLES :
LES NORMES IFRS
RACONTEES A UN JEUNE
par Daniel GOUADAIN
Institut d'Administration des Entreprises,
Université de Poitiers
Qu’est-ce qui
permet, au
niveau mondial, de rapprocher un besoin de financement d’une
décision
d’investissement ? Une même manière de compter. Et
c’est là justement tout
le problème. Est-ce que certains comptent mieux que les
autres ? Est-ce
que les critères des uns sont plus valables que les
critères des autres ?
Et si, finalement, les gagnants n’étaient pas ceux qui sont…les
plus nombreux à
compter de la même manière ? L’auteur, par le biais
d’un dialogue entre un
faux Candide et un vieux routier rend accessibles à chacun les
grandes
interrogations du monde de la comptabilité, les relations
ambiguës entre
l’Europe et les Etats-Unis, la domination de ces derniers, et les
marges de
liberté encore exploitables dans ce domaine.
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AUTOPORTRAIT
D’UN HOMME D’AFFAIRES
« IDEAL-TYPIQUE »
A propos du livre de Noël
Goutard,
L’outsider, Chroniques d’un
patron hors norme, Village Mondial, 2005
par Michel VILLETTE
ENSIA
L’ECONOMIE,
ENTRE SCIENCE ET INTERETS
A propos du livre de John K.
Galbraith, Les mensonges de l’économie –
Vérité pour notre temps, Grasset, 2004.
par Arnaud TONNELE
Consultant et coach
Cabinet Quaternaire
L’INCONSCIENT
AU CŒUR DES ENTREPRISES FAMILIALES
A propos du livre de
Jacques-Antoine Malarewicz, Affaires de
famille –
Comment les entreprises familiales gèrent leur mutation et leur
succession,
Village Mondial, 2006
par Christine BLONDEL
Directrice Exécutive du
Centre International Wendel
pour l'Entreprise Familiale à l' INSEAD -
également intervenante auprès d'entreprises familiales
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LA DEMARCHE
COMPETENCES : UNE PRESCRIPTION
FACULTATIVE ?
par
Laurent PASCAIL
Enseignant chercheur à
l'Ecole des Mines de Nantes
Des
compétences mises en valeur pour le bien des salariés,
telle était l’idée forte
des approches compétences, lancées il y a une quinzaine
d’années. Pas si
simple, nous dit l’auteur qui a mené une enquête
auprès de neuf entreprises, et
qui revient sur les finalités et les résultats
supposés de cette démarche. Des
prescriptions nouvelles auraient émergé, des
sphères non explorées auraient été
prises en compte, la rationalisation des entreprises en aurait
même été
améliorée. Soit, nous dit l’auteur, mais, le
système ne fonctionne que s’il est
avant tout incitatif : la prescription doit être facultative
et faire
l’objet de délibérations ; elle doit se traduire
concrètement par une
valorisation du salarié, sans quoi la notion de
responsabilisation risque de
n’avoir aucune dimension positive pour le salarié qui voit, par
ailleurs, se
réduire son autonomie. L’entreprise achète, en quelque
sorte, à l’employé son
renoncement à une part d’autonomie et sa prise de
responsabilité accrue.
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LA METHODE
TRIZ ET L’INNOVATION DANS LES PME
par Jean-Claude BOLDRINI
Professeur de génie
mécanique, Docteur en en sciences de gestion
(IAE de Nantes, Polytech'Nantes, IUT QLIO Nantes)
Comment se fait-il qu’une
méthode de créativité nommée TRIZ,
inventée par un russe en pleine période
stalinienne, soit désormais utilisée en France par des
PME industrielles ?
L’homme partait d’une idée tout à fait dans l’air du
temps positiviste de
l’époque, à savoir que, si on trouve des
régularités dans les inventions, on
peut en déduire des lois. Or, l’offre de produits nouveaux
à haute valeur
ajoutée représente aujourd’hui une part importante de la
compétitivité des
entreprises occidentales. On comprend donc mieux l’actualité de
la méthode, les
pouvoirs publics souhaitant encourager l’innovation et accompagner les
entreprises dans cette démarche. Toutefois, il a fallu adapter,
pour les PME,
une méthode TRIZ conçue au départ pour de grandes
entreprises, et dépasser son
ambiguïté épistémologique pour vraiment
renouveler la modélisation des
processus de conception.